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jeudi, 11 juin 2015

Fête de la Courtoisie le 14 juin 2015

radio courtoisie

dimanche, 12 avril 2015

Histoire : république et democrartie en France, une histoire trouble

bureau de vote Bramtot
Un bureau de vote en 1891 (tableau d’Alfred Bramtot).

Quiconque a un peu de culture politique sait que « République » et « démocratie » ne sont pas des termes synonymes et interchangeables. La République populaire de Chine, la République de Cuba ne sont pas démocratiques. A contrario, le Royaume-Uni, l’Espagne, le Danemark sont des monarchies démocratiques. Il n’est même pas besoin d’aller chercher les exemples à l’étranger : la Première République ne fut pas démocratique (1) ; alors que le Second Empire fut démocratique (bien que les élections furent sévèrement encadrées).

La République moderne française, née en 1870 (ou 1875 selon l’importance accordée à l’amendement Wallon) était-elle aussi parfaitement démocratique ? L’Histoire montre que si ce régime puise sa légitimité du suffrage universel, les républicains ont été plus d’une fois mal à l’aise avec le principe démocratique. C’est l’historien et sociologue Pierre Rosanvallon qui pose la question : « les républicains sont-ils philosophiquement vraiment des démocrates ? ». Il répond : « Le doute secret [sur la supériorité intrinsèque du suffrage universel] qui travaille en profondeur la foi des pères fondateurs [de la IIIe République] ne procède pas seulement d’une déception devant l’ingratitude des masses, il plonge aussi ses racines dans un indéniable dualisme philosophique de la pensée républicaine » (2).

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mardi, 03 mars 2015

Les frères de la bonne mort

Alors que les consciences sont soigneusement préparées à un vote prochain sur l’euthanasie en France - quoi qu'en disent actuellement les responsables politiques de notre pays - Alain Escada est venu tenir une conférence à l'invitation de France Action Jeunesse pour expliquer qui porte ce projet et quels sont les motivations et les origines politiques, religieuses et philosophiques des défenseurs "du droit à mourir dans la dignité".

 

vendredi, 27 février 2015

Les catholiques, citoyens de seconde zone en France

1938709736.jpgLundi soir, François Hollande, président de la république, était l’invité d’honneur du diner annuel (à 900 euros par personne) du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF). Durant son discours, François Hollande s’est longtemps apitoyé sur la profanation du cimetière juif de Sare-Union. Il a longuement insisté sur le fait que les auteurs de ce saccage étaient des “Français de souche” mais il ne s’est pas souvenu que l’un d’entre-eux était un militant “antifasciste” notoire.

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La mémoire, sève des racines profondes

« Il n’y a pas de traditions mortes : le souvenir porte une vitalité supérieure, et nous ramène à cette notion suprême : la chaîne, dont nous ne sommes qu’un maillon. 
Avec ce sentiment, l’homme se dépasse, il revit dans un futur, réellement.
Ça a été l’horrible action du régime de dire à un être : Tu es, en dehors de tout. Non, nous sommes dans tout
 »

Jean de la Varende

S’il est un mot dont l’étoile ne cesse de briller, c’est bien la mémoire. Elle est sur toutes les lèvres. Devoir de mémoire, lois mémorielles, commémorations en pagaille : la mémoire se conjugue au gré des facéties des communicants et de l’habileté des politiques. On croit connaître ce mot, car on l’invoque sans modération. 
Pourtant, la longue mémoire, celle des racines, est désertée. Au mieux ignorée des discours officiels et des pédagogies, au pire brocardée et combattue par les partisans du déracinement et du nomadisme mental, la mémoire est un enjeu vital.

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jeudi, 22 janvier 2015

Soirée de France Action Jeunesse samedi 31 janvier 2015

 

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Soirée de France Action Jeunesse

Samedi 31 janvier 2015

à Conflans-Sainte-Honorine à 19h30.

Apéritif dinatoire suivi d'une conférence de métaphysique et philosophie thomiste.

PAF : 5 € adhérent : 3 €

renseignements et réservation : franceactionjeunesse@hotmail.fr

mercredi, 14 janvier 2015

La journée des dupes

Attention_manipulation.jpgUn mensonge historique. — « C’est en déconnectant le peuple du monde réel, en le faisant vivre dans un monde fait de stéréotypes idéologiques, que l’on asservit les foules ».

Cette situation de crise a permis au gouvernement, en perdition dans les sondages et dédaigné dans la sphère internationale, de remonter en scène et redorer son blason (pour un temps). En dépit de la tristesse de l’événement nous avons pu surprendre « nos élites » tout sourire, sous les feux de la rampe qui ne se révèlent pas suffisamment éblouissants pour dissimuler les failles d’un numéro d’illusionniste.

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vendredi, 05 décembre 2014

[COLLOQUE] « Pour un nouveau régime », le 6 décembre à Paris

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mercredi, 03 décembre 2014

Le libéralisme contre le droit : le poison positiviste

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Le droit, les droits : ces mots courent sur toutes les lèvres. On croit benoîtement en saisir le sens. Las ! Notre droit est un arbre mort, dépourvu de la sève nécessaire à son épanouissement. Quelle maladie a pu foudroyer ainsi le chêne de l’antique Ars juris ? 
A cette questio

n, nous répondrons sans ambages : le libéralisme philosophique et son funeste avatar qu’est le positivisme juridique.

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vendredi, 07 novembre 2014

Bastien-Thiry, le dernier fusillé

Jean Bastien-Thiry, De GaulleLe 11 mars 1963 était fusillé au Fort d’Ivry le lieutenant-colonel Jean-Marie Bastien-Thiry, 36 ans et père de trois enfants.

Polytechnicien, il avait inventé deux missiles anti-chars.
Il avait organisé l’attentat manqué du Petit-Clamart, pour en finir avec De Gaulle qui avait trahi le peuple, livré l’Algérie française aux mains des égorgeurs et liquidé le camp nationaliste en France.
Fervent catholique, il justifiait cette action par la légitimité du tyrannicide (théorisée par Saint Thomas d’Aquin). 

Bastien-Thiry marcha vers le peloton chapelet à la main, laissant derrière lui une forte impression, et l’image d’un héros français et chrétien qui avait porté jusqu’au bout l’idéal du sacrifice. Il est le dernier condamné à mort à avoir été fusillé en France.

Découvrez ci dessous dans un long article les pensées et les circonstances de l'exécution du Colonel Jean Bastien-Thiry.

 

Mardi 11 Novembre : Cérémonie de commémoration en mémoire du colonel Jean BASTIEN-THIRY.
Rendez-vous à 15 heures au cimetière de Bourg-la Reine (29 rue de Bièvre, 92340).

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dimanche, 02 novembre 2014

La famille française de souche, voilà l'ennemi

 

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« L’objectif central n’est nullement la « justice sociale » mais la destruction des racines, du germen ethnoculturel de la France de souche. »

Le mouvement «  La Manif pour Tous «  qui vise à protester contre le mariage homo, indûment baptisé « Mariage pour tous » (1), a mis en rage les autorités politiques et médiatiques au pouvoir. C’est normal : les manifestants, appartenant aux classes moyennes familiales de souche provinciales en majorité catholiques, sont le cœur de cible de tout ce que le pouvoir socialiste abomine et veut détruire.

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mardi, 14 octobre 2014

Eric Zemmour chez Jean-Jacques Bourdin sur RMC

samedi, 05 juillet 2014

La double nationalité en question

une_2889-f7308.pngCommentant le souhait récent de Marine Le Pen de voir supprimer du droit français le principe de la double nationalité, à la suite des graves incidents ayant émaillé, en France même, de la part de supporters « franco-algériens », les matchs de l’équipe d’Algérie au Mondial, Thomas Legrand, qui sévit sur la matinale de France Inter, ...

 

...a comparé, ce lundi 30 juin, leur statut ainsi que celui de Manuel Valls, espagnol naturalisé français, à la situation des Bretons et des Corses vivant en France en dehors de Rennes ou d’Ajaccio et auxquels il conviendrait d’ôter le droit de vote aux municipales là où ils se sont installés. Il faut que la notion de nationalité soit aujourd’hui profondément obscurcie pour qu’on puisse, sans soulever un véritable tollé, en arriver à comparer la situation de binationaux à celle de provinciaux — un mot que nous assumons car nous n’y trouvons rien de désobligeant — installés dans la capitale ou dans une autre métropole française. Faut-il rappeler que, contrairement à l’Algérie ou à l’Espagne, la Bretagne et la Corse sont des provinces françaises ?

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vendredi, 06 juin 2014

6 juin 44 : Ce qu'on ne vous dira pas

3059813181_1a26b-ce7e4.jpg« Oui, mais quand même les Américains nous ont ont libérés en 45 ! » Combien de fois, l'ai-je entendue celle-là ! Sur les bancs de l'école. Mais aussi lors de débats sur les guerres actuelles des USA.

40-45, la seule 'bonne' guerre US ? Peut-être à nuancer. Quelques faits troublants sont documentés dans un excellent livre de l'historien Jacques Pauwels (1). Ses documents irréfutables prouvent qu'une grande partie des sociétés US ont carrément collaboré avec Hitler, et pas seulement au début de la guerre : Du Pont, Union Carbide, Westinghouse, General Electric, Goodrich, Singer, Kodak, ITT, JP Morgan...

 Pire. La grande nouveauté stratégique d'Hitler, ce fut la "Blitzkrieg", la guerre-éclair : porter très vite ses troupes au cœur de l'adversaire. Pour cela, deux conditions indispensables : des camions et de l'essence. L'Allemagne n'ayant aucun des deux, c'est Esso qui a fourni l'essence, tandis que les camions provenaient des usines allemandes de Ford et General Motors.

 "Que cette guerre dure le plus longtemps possible !"

 Pauwels montre que : 

1. Une grande partie du patronat US était pro-Hitler dans les années 30 et 40. 

2. Cela n'a changé qu'au moment où les ventes des firmes US furent mises en danger par l'agressivité commerciale allemande en Amérique latine et ailleurs. Et par les occupations japonaises qui confiquaient tout le commerce en Asie.

 En fait, les Etats-Unis jouaient double jeu. Ils souhaitaient que la guerre dure longtemps. Pourquoi ?

 D'un côté, les énormes profits que leurs sociétés réalisaient en Allemagne étaient en croissance. De l'autre côté, ils s'enrichissaient en prêtant à la Grande-Bretagne qui supportait tout le poids financier de la guerre. Washington posait d'ailleurs comme condition que Londres abandonne ses colonies après la guerre. Ce qui fut fait. Les Etats-Unis ont réussi à profiter de la Deuxième Guerre mondiale pour affaiblir leurs rivaux et devenir la seule superpuissance capitaliste.

 Henry Ford : "Ni les Alliés, ni l'Axe ne devraient gagner la guerre. Les USA devraient fournir aux deux camps les moyens de continuer à se battre jusqu'à ce que tous deux s'effondrent."

 Le futur président Harry Truman, 1941 : " Si l'Allemagne gagne, nous devons aider la Russie et si la Russie gagne, nous devons aider l'Allemagne, afin qu'il en meure le maximum de chaque côté."

 Ce jeu cynique ne cessa que lorsque l'URSS vainquit Hitler. Alors seulement, les Etats-Unis se précipitèrent pour sauver leurs intérêts en Europe. 

 Le 6 juin, on fera comme si la guerre avait été gagnée en Normandie et non à Stalingrad. On ne dira pas qu'Hitler perdit 90% de ses soldats à l'Est. Que pour un soldat US tué, il y en eut 53 soviétiques. Les manuels scolaires sont parfois bizarres, non ?

 Voilà, désolé de vous avoir ôté une de vos dernières illusions. Demain, 6 juin, vous pourrez penser à tout ça lorsque sur une plage normande, on fêtera George Bush alors que son grand-père a financé Hitler. Dans quel monde vivons-nous ?

 

MICHEL COLLON

 

Vous pouvez également lire la récente analyse d'Annie Lacroix-Riz publiée sur Investig'Action

 

Note : 

(1). PAUWELS, Jacques R. Le mythe de la bonne guerre : les États-Unis et la Seconde Guerre mondiale. Bruxelles : Aden éditions, 2012. (EPO), 378 p. A recommander, c'est aussi plein de révélations sur Roosevelt, Truman, la menace d'envahir l'URSS, la récupération des espions et criminels nazis, Churchill, De Gaulle, Yalta... 

Source : Investig'Action

Viols de masse de Françaises par les GI's :

On ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs... c'est ben connu ! C'est ainsi qu'il y a 70 ans, une belle et bien baveuse omelette géante a été cuisinée par l'Oncle Sam et ses marmitons qui ont pour ce faire sacrifié gaiement pléthore de bons oeufs made in Normandy.

Avec une délicatesse qui allait devenir proverbiale les yankees n'ont pas été chiches sur la quantité et la qualité des bombardements qui allaient se déchaîner sur les villes et villages normands et s'étendre en dégâts collatéraux sur les populations civiles dont on devine qu'elles ne s'attendaient pas à être hachées menu par leurs "libérateurs".

Une publication du CNRS (Mémorial des victimes civiles de la bataille de Normandie) a recensé comme suit le nombre de civils français dont la mort a été directement en liaison avec le D-Day : Haute-Normandie 5 370 (et 380 disparus) dont 3 841 rien que pour Le Havre et Rouen (notamment le 19 avril puis durant la semaine rouge du 30 mai au 5 juin quand les bombes destinées au centre ferroviaire de Sotteville ont été larguées sur la malheureuse cité... l'erreur est humaine!) Basse-Normandie: Manche 3 676, Orne 1 595 et Calvados 8 000.

L'écrivain et historien Henri Amouroux dans "Histoire des Français sous l'Occupation" avance le nombre de 50 000 français tués par les bombes anglo-saxonnes dans une plus large période avant, pendant et après l'opération Overlord: Seine-Maritime 10 000 - Eure 3 000 - Orne 420 - Calvados 20 000 - Manche 14 800...

Et tous ces Français morts ont été passés en pertes&profits. Depuis il y a eu beaucoup d'autres victimes des bombes libératrices qui pulvérisent hommes, femmes et enfants au nom de la démocratie universelle et de tous les droits de l'homme possibles et imaginables. Et beaucoup d'autre commémorations qui les passent sous silence ou se gardent bien de stigmatiser les vrais responsables. L'Histoire officielle a ses pudeurs !

source : europe-identite.com

 

dimanche, 01 juin 2014

La vérité sur l'esclavage

mercredi, 21 mai 2014

Christeros, une histoire pour tous

En savoir plus : http://www.cristeros-lefilm.fr

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lundi, 07 avril 2014

"La Révolution française" de Philippe Pichot-Bravard

 

thumb-1.php.jpegRetour sur la Révolution française

 

"Tous les régimes totalitaires du XXe siècle ont eu, de manière directe ou indirecte, comme modèle la Terreur et comme référence Robespierre."

 

Une révolution sémantique

Une des grandes innovations de la Révolution française réside dans la manipulation sémantique à laquelle ses idéologues se sont livrés. Des mots tels que patrie, nation et peuple ont été redéfinis de façon à les inscrire dans la perspective révolutionnaire.

  • « Pour les révolutionnaires, pour Brissot, pour Condorcet, pour Guadet, la “patrie” se définit par des idées et non par une histoire, un territoire et une population. La patrie n’est plus la terre des pères mais la communauté des citoyens. Pour les révolutionnaires, les termes patrie, constitution, liberté, pacte social et Révolution sont interchangeables. Cette définition idéologique de la patrie donne à la lutte qui commence son caractère idéologique. L’ennemi n’est pas uniquement en dehors des frontières. Est ennemie toute personne qui n’adhère pas à la Constitution, toute personne qui rejette la Révolution … A l’inverse est patriote toute personne qui adopte les idéaux de la Révolution, où qu’elle se trouve. »

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mercredi, 09 octobre 2013

Subtile tyrannie de la démocratie

hollande-dictateur1.jpgQuest-ce que le peuple au pouvoir ? Tout et rien, une chimère de liberté diluée au gré de tant de filtres inévitables, et finalement accaparée par une oligarchie de gouvernants corrompus et jetables, inféodés à des groupes de pression idéologiques et financiers.

Qu'élit le citoyen ? Des représentants qui n'ont que faire de représenter autre chose qu'eux-mêmes, dans un système de carriérisme et de jeux d'influence mêlés. Le peuple, faussement décrété souverain, donne malgré lui une légitimité intouchable aux pitres qui le manipulent. Et qui ne prennent pas même la peine de l'écouter : qu'est-ce qu'un gouvernement qui se moque avec une effronterie injurieuse des mobilisations nationales d'une ampleur jamais vue qui, toute l'année durant, ont tenté de faire entendre la voix du pays réel ? Qui représente-t-il, en dehors des lobbies maçonniques et homosexualistes, et de l'intérêt des multinationales ?

Seulement voilà : on revient toujours au mensonge du règne de la majorité, qui légitime mais surtout déresponsabilise les chefs qu'elle est censée s'être choisis, quand bien même 49% n'avaient pas fait ce choix. De ce fait, une rhétorique fallacieuse et implicite rend le peuple responsable des exactions commises par ses gouvernants : il n'avait qu'à en trouver de meilleurs ! Mais qui est meilleur qe qui dans une république où le chef de l'Etat n'est qu'un super-fonctionnaire aux pouvoirs restreints par le micmac du jeu parlementaire et la brièveté de son mandat ? Personne, l'Histoire a eu le temps de la prouver.

Nous n'aurons eu que de grands rois et de petits tyrans.

samedi, 22 juin 2013

Incarcération de Nicolas : la république totalitaire

thumb.php.jpegL’idéologie unique est servie par la novlangue. Un nouveau vocabulaire qui fait disparaître des mots ou change leur sens : un immigré clandestin devient un « sans-papiers ; un délinquant immigré, un « jeune » ; un défenseur de l’identité nationale, un «  xénophobe » ; un défenseur du mariage (l’union d’un homme et d’une femme en vue de la procréation), un « homophobe ». La novlangue sert à diaboliser ceux qui « pensent mal ». C’est le rempart de la bien-pensance....

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mercredi, 12 juin 2013

Quand les socialistes défendaient le peuple...

peuple

 

 

Alain
de Benoist
Intellectuel, philosophe et politologue.
Revue Eléments
 

Entretien réalisé par Nicolas Gauthier.

Vous venez de publier Édouard Berth ou le socialisme héroïque (Pardès). Pourquoi s’intéresser à un homme aussi peu connu ?

Il est en fait bien connu de tous les historiens des idées, qui le considèrent en général comme le plus fidèle disciple de Georges Sorel, auteur desRéflexions sur la violence et des Illusions du progrès. Édouard Berth (1875-1939) a été l’un des principaux théoriciens du syndicalisme révolutionnaire, c’est-à-dire de cette branche du mouvement ouvrier qui, estimant que la classe ouvrière ne pouvait compter que sur elle-même pour instaurer la « société des producteurs », n’avait qu’hostilité pour les partis politiques et donnait la priorité à « l’action directe » (soit l’action sur les lieux de travail) développée par les syndicats. Ce sont les représentants les plus actifs de cette tendance révolutionnaire, Victor Griffuelhes et Émile Pouget, qui parvinrent, en octobre 1906, à faire adopter par la CGT la célèbre Charte d’Amiens que l’on considère aujourd’hui comme l’acte fondateur du syndicalisme français. Berth eut, par ailleurs, un itinéraire extrêmement original puisque, sans jamais abandonner ses convictions, il participa, à la veille de la Première Guerre mondiale, à l’aventure du Cercle Proudhon, où se rencontrèrent maurrassiens et syndicalistes révolutionnaires, puis s’enthousiasma vers 1920 pour la révolution russe, au point de collaborer régulièrement à la revue Clarté, fondée par Henri Barbusse. Revenu de son léninisme, il collabora jusqu’à sa mort à La Révolution prolétarienne de Pierre Monatte.

Ce qui frappe, c’est aussi le contraste entre socialisme d’antan, tout entier voué à la défense de la classe ouvrière, et Parti socialiste actuel. Ce PS est-il encore socialiste ?

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