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dimanche, 12 avril 2015

Histoire : république et democrartie en France, une histoire trouble

bureau de vote Bramtot
Un bureau de vote en 1891 (tableau d’Alfred Bramtot).

Quiconque a un peu de culture politique sait que « République » et « démocratie » ne sont pas des termes synonymes et interchangeables. La République populaire de Chine, la République de Cuba ne sont pas démocratiques. A contrario, le Royaume-Uni, l’Espagne, le Danemark sont des monarchies démocratiques. Il n’est même pas besoin d’aller chercher les exemples à l’étranger : la Première République ne fut pas démocratique (1) ; alors que le Second Empire fut démocratique (bien que les élections furent sévèrement encadrées).

La République moderne française, née en 1870 (ou 1875 selon l’importance accordée à l’amendement Wallon) était-elle aussi parfaitement démocratique ? L’Histoire montre que si ce régime puise sa légitimité du suffrage universel, les républicains ont été plus d’une fois mal à l’aise avec le principe démocratique. C’est l’historien et sociologue Pierre Rosanvallon qui pose la question : « les républicains sont-ils philosophiquement vraiment des démocrates ? ». Il répond : « Le doute secret [sur la supériorité intrinsèque du suffrage universel] qui travaille en profondeur la foi des pères fondateurs [de la IIIe République] ne procède pas seulement d’une déception devant l’ingratitude des masses, il plonge aussi ses racines dans un indéniable dualisme philosophique de la pensée républicaine » (2).

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mardi, 31 mars 2015

La fête des Rameaux, début de la Semaine Sainte

carême, rameaux, semaine Sainte, FSSPX
Bulletin paroissial, Centre Saint-Joseph, Avril 2014
Abbé Pierre Roy, fsspx
Des jours bénis
 
La Semaine Sainte chaque année nous apporte son cortège
de bénédictions. Il semble que toute l’attention de l’Église est
concentrée sur ces jours bénis entre tous, et la piété de celui qui
s’applique à suivre les offices qui lui sont proposés ne peut s’en
trouver qu’accrue et approfondie.
Le Dimanche des Rameaux nous conduit à Jérusalem. On y
voit le Sauveur monté sur une ânesse, acclamé par le peuple
comme le Roi des Juifs : « Les enfants des Hébreux, ayant en
main des rameaux d’olivier, s’exclamaient en disant : Hosanna,
Fils de David, béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ».
Les fidèles processionnent avec les palmes bénies qu’ils glisse
-
ront au bras des crucifix de leur maison en gage de protection.
La sainte procession arrive aux portes de l’Église. Un groupe
de chantre entonne le chant « Gloire, louange et honneur à
Vous, ô Christ-Roi, Rédempteur, à qui les enfants ont chanté
un pieux hosanna. Le Peuple hébreux avec des rameaux vint
au-devant de Vous. Nous voici à notre tour avec des prières,
des vœux et des hymnes. Vous avez aimé ses chants : que
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notre hommage aussi vous plaise. Tout amour vous réjouit,
Roi de bonté, Dieu de pardon. »
Le Jeudi-Saint présente une composition unique de joie et de
tristesse. L’institution du sacerdoce, le don extraordinaire de
l’Eucharistie embaument nos cœurs qui pressentent déjà dans
la liturgie de l’Église, par le dépouillement des autels, la douleur
extrême de la Passion qui vient. L’évêque, au cours de la messe
chrismale, confectionne les Huiles Saintes qui, toute l’année
durant, feront descendre la grâce du Tout-Puissant sur les fronts
des catéchumènes et des nouveaux baptisés, ainsi que sur les
membres endoloris des mourants. Huile qui consacrera égale
-
ment les mains des jeunes prêtres, leur donnant le pouvoir de
consacrer le pain et le vin en mémoire de Jésus, la tête des nou
-
veaux évêques, leur conférant le pouvoir de régir l’Église de Dieu
en vue du salut éternel de nos âmes par une consécration de leur
être tout entier.
Le Vendredi-Saint, l’Église revêt ses vêtements de douleurs. La
cérémonie commence par une prostration du prêtre au pied de
l’immense majesté de Dieu, semblant un aveu de sa petitesse
devant l’abîme d’amour manifesté par le Christ dans sa Passion
endurée pour réparer nos péchés. Le récit de la mort de Jésus est
marqué d’une solennelle gravité. « Crucifie-le! Crucifie-le! » crient
nos fautes volontairement commises et pleinement assumées.
L’Église arrive au terme de son grand carême. Elle sent le besoin
d’adresser encore ses supplications à Dieu pour la Sainte Église
de Dieu et pour notre Saint Père le Pape. Elle prie aussi pour
tous les évêques, prêtres, diacres, sous-diacres, acolytes, exor
-
cistes, lecteurs, portiers, confesseurs, vierges, veuves et pour
tout le saint peuple de Dieu. Pour tous les chefs d’État et pour
tous ceux qui partagent leur pouvoir et leurs responsabilités, elle
élève ses mains. Pour les catéchumènes elle pousse des gémis
-
sements. Elle demande à Dieu qu’il veuille bien purger le monde
de toute erreur, dissiper les maladies, chasser la famine, ouvrir
les prisons, rompre les liens des captifs, accorder aux voyageurs
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Bulletin paroissial, Centre Saint-Joseph, Avril 2014
un heureux retour, rendre la santé aux malades et accorder aux
navigateurs un port salutaire. Même les hérétiques et les schis
-
matiques, ainsi que les Juifs perfides et les païens, trois groupes
de personnes qui ont été pour l’Église sainte l’objet de tant de
souffrances, ne sont pas exclus de ses supplications.
Le Samedi-Saint, les membres de l’Église militante se ras
-
semblent autour du feu nouveau. Quelle émotion s’empare alors
de nos cœurs devant les attributs du Christ énumérés dans le
silence de la nuit, sans chant d’aucune sorte, comme toujours
quand l’Église prononce les mots les plus solennels de sa litur
-
gie. « Le Christ hier et aujourd’hui... Principe et fin... Alpha et
Omega... C'est à lui qu'appartiennent le temps et les siècles... À
lui gloire et puissance pour les siècles des siècles..." La colonne
de cire, image du Christ, pénètre dans l’obscurité de l’église,
chassant les ténèbres et l’angoisse qui la remplissent toujours
depuis les récits du Vendredi-Saint. Les origines de l’humanité
sont racontées dans les leçons et les répons. Il y est dit combien
l’humanité pécheresse avait besoin de cette nuit très sainte, avec
combien d’espérance elle l’a attendue, et combien son espérance
n’a pas été déçue. Mais devant la beauté du mystère qui se dé
-
roule, l’Église laisse éclater sa joie : « Que désormais la multitude
des anges du ciel exulte! » Le prêtre bénit l’eau nouvelle qui cou
-
lera pour la rédemption des hommes. Il ne peut s’empêcher de
demander à Dieu une abondante moisson de nouveaux disciples
pour le Christ.
Enfin vient la minuit. Les cloches et les orgues, silencieux depuis
le soir du Jeudi-Saint, laissent éclater toute la joie qu’ils ont
conservée pour cette nuit unique. La Rédemption des hommes
est accomplie, le soleil se lève : rien ne pourra ternir l’œuvre
accomplie par le Christ Sauveur.

vendredi, 27 février 2015

La mémoire, sève des racines profondes

« Il n’y a pas de traditions mortes : le souvenir porte une vitalité supérieure, et nous ramène à cette notion suprême : la chaîne, dont nous ne sommes qu’un maillon. 
Avec ce sentiment, l’homme se dépasse, il revit dans un futur, réellement.
Ça a été l’horrible action du régime de dire à un être : Tu es, en dehors de tout. Non, nous sommes dans tout
 »

Jean de la Varende

S’il est un mot dont l’étoile ne cesse de briller, c’est bien la mémoire. Elle est sur toutes les lèvres. Devoir de mémoire, lois mémorielles, commémorations en pagaille : la mémoire se conjugue au gré des facéties des communicants et de l’habileté des politiques. On croit connaître ce mot, car on l’invoque sans modération. 
Pourtant, la longue mémoire, celle des racines, est désertée. Au mieux ignorée des discours officiels et des pédagogies, au pire brocardée et combattue par les partisans du déracinement et du nomadisme mental, la mémoire est un enjeu vital.

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mercredi, 21 janvier 2015

Le 21 janvier, Louis XVI mit ses pas dans ceux du Christ

En ce 222e anniversaire de la mort du roi Louis XVI, le Rouge & le Noir vous propose un extrait de La Révolution Française de Philippe Pichot-Bravard (pp. 166-167).
Ces lignes sont relayées dans nos colonnes avec l’aimable autorisation de l’auteur.
Retrouvez une recension de cet ouvrage.

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« Le 21 janvier 1793, après avoir entendu la messe, le Roi fut conduit à l’échafaud sous bonne escorte. La veille, Le Pelletier de Saint-Fargeau, conventionnel régicide, avait été assassiné au Palais-Royal par un ancien garde constitutionnel, Philippe de Pâris. La Convention craignait un coup de force royaliste, ou plus simplement les réactions d’une population parisienne dont plusieurs témoins, notamment Prudhomme, décrivent la tristesse et l’accablement silencieux. Songez que plusieurs personnes devaient mourir en apprenant la mort de Louis XVI à l’instar du marquis de la Rouërie et de la baronne de Lézardière qui hébergeait l’abbé Edgeworth de Firmont. Trente mille hommes avaient été disposés pour conjurer toute manifestation ou toute tentative d’enlèvement. Celle du baron de Batz échoua, mais le baron et ses amis, au nombre de trois, réussirent à disparaître, protégés par la complicité tacite de la foule qui avait assisté à sa tentative.

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lundi, 08 décembre 2014

Que signifie Immaculée Conception ?

Immaculee_conception_2014.jpgQue signifie Immaculée Conception ?

Bienheureux Pie IX, Constitution apostolique Ineffabilis Deus, 8 décembre 1854

En conséquence, après avoir offert sans relâche, dans l’humilité et le jeûne, Nos propres prières et les prières publiques de l’Eglise à Dieu le Père par son Fils, afin qu’il daignât, par la vertu de l’Esprit-Saint, diriger et confirmer Notre esprit ; après avoir imploré le secours de toute la cour céleste et invoqué avec gémissements l’Esprit consolateur, et ainsi, par sa divine inspiration, pour l’honneur de la Sainte et Indivisible Trinité, pour la gloire et l’ornement de la Vierge Mère de Dieu, pour l’exaltation de la foi catholique et l’accroissement de la religion chrétienne ; par l’autorité de Notre-Seigneur Jésus-Christ, des Bienheureux apôtres Pierre et Paul et la Nôtre,
Nous déclarons, Nous prononçons et définissons que la doctrine qui enseigne que la Bienheureuse Vierge Marie, dans le premier instant de sa Conception, a été, par une grâce et un privilège spécial du Dieu Tout-Puissant, en vue des mérites de Jésus-Christ, Sauveur du genre humain, préservée et exempte de toute tache du péché originel, est révélée de Dieu, et par conséquent qu’elle doit être crue fermement et constamment par tous les fidèles.

C’est pourquoi, si quelques-uns avaient la présomption, ce qu’à Dieu ne plaise, de penser contrairement à Notre définition, qu’ils apprennent et qu’ils sachent que condamnés par leur propre jugement ils ont fait naufrage dans la foi et cessé d’être dans l’unité de l’Eglise ; et que, de plus, ils encourent par le fait même les peines de droit, s’ils osent exprimer ce qu’ils pensent de vive voix ou par écrit, ou de toute autre manière extérieure que ce soit.

En vérité, Notre bouche est pleine de joie et Notre langue est dans l’allégresse ; et Nous rendons et rendrons toujours les plus humbles et les plus profondes actions de grâces à Notre-Seigneur de ce que, par une faveur singulière, il Nous a accordé, sans mérite de Notre part, d’offrir et de décerner cet honneur, cette gloire et cette louange à sa Très Sainte Mère. Nous avons la plus ferme espérance et la confiance la plus assurée que la Vierge Bienheureuse qui, toute belle et tout immaculée, a écrasé la tête venimeuse du cruel serpent et apporté le salut du monde ; qui est la louange des prophètes et des apôtres, l’honneur des martyrs, la joie et la couronne de tous les saints, le refuge le plus assuré de tous ceux qui sont en péril, le secours le plus fidèle, la médiatrice la plus puissante de l’univers entier auprès de son Fils unique pour la réconciliation ; la gloire la plus belle, l’ornement le plus éclatant, le plus solide appui de la sainte Eglise ; qui a toujours détruit toutes les hérésies, arraché les peuples et les nations fidèles à toutes les plus grandes calamités, et Nous-même délivré de tant de périls menaçants, voudra bien faire en sorte, par sa protection toute-puissante, que la Sainte Mère l’Eglise catholique, toutes les difficultés étant écartées, toutes les erreurs vaincues, soit de jour en jour plus forte, plus florissante chez toutes les nations et dans tous les lieux ; qu’elle règne d’une mer à l’autre et depuis les rives du fleuve jusqu’aux extrémités du monde ; qu’elle jouisse d’une paix entière, d’une parfaite tranquillité et liberté ; que les coupables obtiennent leur pardon les malades leur guérison, les faibles de cœur la force les affligés la consolation, ceux qui sont en danger le secours ; que tous ceux qui sont dans l’erreur, délivrés des ténèbres qui couvrent leur esprit, rentrent dans le chemin de la vérité et de la justice, et qu’il n’y ait plus qu’un seul bercail et qu’un seul pasteur.

Que les enfants de l’Eglise catholique, Nos Fils bien-aimés, entendent nos paroles, et qu’animés chaque jour d’une piété, d’une vénération, d’un amour plus ardents, ils continuent d’honorer, d’invoquer, de prier la Bienheureuse Mère de Dieu, la Vierge Marie, conçue sans la tache originelle ; et que, dans tous leurs périls, dans leurs angoisses, dans leurs nécessités, dans leurs doutes et dans leurs craintes, ils se réfugient avec une entière confiance auprès de cette très douce Mère de miséricorde et de grâce. Car il ne faut jamais craindre, il ne faut jamais désespérer, sous la conduite, sous les auspices, sous le patronage, sous la protection de Celle qui a pour nous un cœur de Mère, et qui, traitant elle-même l’affaire de notre salut, étend sa sollicitude sur tout le genre humain ; qui, établie par le Seigneur Reine du ciel et de la terre, et élevée au-dessus de tous les chœurs des anges et de tous les rangs des saints, se tient à la droite de son Fils unique, Notre-Seigneur Jésus-Christ, intercède efficacement par toute la puissance des prières maternelles, et trouve ce qu’elle cherche, et son intercession ne peut être sans effet.

source : le rouge et le noir 

mercredi, 12 novembre 2014

FAJ rend hommage aux morts pour la France et au Colonel Jean Bastien-Thiry

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vendredi, 07 novembre 2014

Bastien-Thiry, le dernier fusillé

Jean Bastien-Thiry, De GaulleLe 11 mars 1963 était fusillé au Fort d’Ivry le lieutenant-colonel Jean-Marie Bastien-Thiry, 36 ans et père de trois enfants.

Polytechnicien, il avait inventé deux missiles anti-chars.
Il avait organisé l’attentat manqué du Petit-Clamart, pour en finir avec De Gaulle qui avait trahi le peuple, livré l’Algérie française aux mains des égorgeurs et liquidé le camp nationaliste en France.
Fervent catholique, il justifiait cette action par la légitimité du tyrannicide (théorisée par Saint Thomas d’Aquin). 

Bastien-Thiry marcha vers le peloton chapelet à la main, laissant derrière lui une forte impression, et l’image d’un héros français et chrétien qui avait porté jusqu’au bout l’idéal du sacrifice. Il est le dernier condamné à mort à avoir été fusillé en France.

Découvrez ci dessous dans un long article les pensées et les circonstances de l'exécution du Colonel Jean Bastien-Thiry.

 

Mardi 11 Novembre : Cérémonie de commémoration en mémoire du colonel Jean BASTIEN-THIRY.
Rendez-vous à 15 heures au cimetière de Bourg-la Reine (29 rue de Bièvre, 92340).

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jeudi, 04 septembre 2014

Pourquoi il faut transférer les cendres du Maréchal Pétain à Douaumont (pétition)


Hebergeur d'image

 

(cliquer sur l'image pour signer la pétition)

Le Maréchal Pétain est mort à l’Ile d’Yeu le 23 juillet 1951 après une vie entièrement consacrée à la France, dans l’honneur, la dignité et l’abnégation. Il a fait bénéficier la Patrie de ses exceptionnelles qualités humaines, morales, spirituelles et intellectuelles, particulièrement dans les domaines militaire et politique, permettant à notre NATION de surmonter des épreuves périlleuses voire désespérées.


Ce bilan a suscité, en France et à l’Etranger, un puissant courant de ferveur, très vivace encore de nos jours, nourri de reconnaissance, d’affection et d’admiration. Le Maréchal Pétain est et restera un exemple à suivre.

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dimanche, 27 juillet 2014

27 juillet 1214 : La bataille de Bouvines

Le dimanche 27 juillet 1214, se déroula la bataille de Bouvines qui vit la victoire de Philippe Auguste sur une coalition constituée de princes et seigneurs français, menée par Jean sans Terre, duc d’Aquitaine, de Normandie et roi d’Angleterre, et soutenue par l’empereur du Saint Empire Romain Germanique, Otton IV. Cet événement est considéré par tous les historiens comme tout à fait essentiel dans l’histoire de notre pays. Les conditions dans lesquelles il se déroula, les forces qui y étaient impliquées, les conséquences qu’il eut, tout cela lui a forgé une place importante dans notre roman national. Ignorant la « trêve de Dieu » et l’interdiction médiévale du combat le jour du Seigneur, celui-ci se déroula un dimanche. Pour la première fois y participèrent, au-delà des chevaliers et des troupes soldées, des « milices communales » envoyées par les communes de l’État capétien qui avaient répondu à l’appel de Philippe Auguste.

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vendredi, 06 juin 2014

6 juin 44 : Ce qu'on ne vous dira pas

3059813181_1a26b-ce7e4.jpg« Oui, mais quand même les Américains nous ont ont libérés en 45 ! » Combien de fois, l'ai-je entendue celle-là ! Sur les bancs de l'école. Mais aussi lors de débats sur les guerres actuelles des USA.

40-45, la seule 'bonne' guerre US ? Peut-être à nuancer. Quelques faits troublants sont documentés dans un excellent livre de l'historien Jacques Pauwels (1). Ses documents irréfutables prouvent qu'une grande partie des sociétés US ont carrément collaboré avec Hitler, et pas seulement au début de la guerre : Du Pont, Union Carbide, Westinghouse, General Electric, Goodrich, Singer, Kodak, ITT, JP Morgan...

 Pire. La grande nouveauté stratégique d'Hitler, ce fut la "Blitzkrieg", la guerre-éclair : porter très vite ses troupes au cœur de l'adversaire. Pour cela, deux conditions indispensables : des camions et de l'essence. L'Allemagne n'ayant aucun des deux, c'est Esso qui a fourni l'essence, tandis que les camions provenaient des usines allemandes de Ford et General Motors.

 "Que cette guerre dure le plus longtemps possible !"

 Pauwels montre que : 

1. Une grande partie du patronat US était pro-Hitler dans les années 30 et 40. 

2. Cela n'a changé qu'au moment où les ventes des firmes US furent mises en danger par l'agressivité commerciale allemande en Amérique latine et ailleurs. Et par les occupations japonaises qui confiquaient tout le commerce en Asie.

 En fait, les Etats-Unis jouaient double jeu. Ils souhaitaient que la guerre dure longtemps. Pourquoi ?

 D'un côté, les énormes profits que leurs sociétés réalisaient en Allemagne étaient en croissance. De l'autre côté, ils s'enrichissaient en prêtant à la Grande-Bretagne qui supportait tout le poids financier de la guerre. Washington posait d'ailleurs comme condition que Londres abandonne ses colonies après la guerre. Ce qui fut fait. Les Etats-Unis ont réussi à profiter de la Deuxième Guerre mondiale pour affaiblir leurs rivaux et devenir la seule superpuissance capitaliste.

 Henry Ford : "Ni les Alliés, ni l'Axe ne devraient gagner la guerre. Les USA devraient fournir aux deux camps les moyens de continuer à se battre jusqu'à ce que tous deux s'effondrent."

 Le futur président Harry Truman, 1941 : " Si l'Allemagne gagne, nous devons aider la Russie et si la Russie gagne, nous devons aider l'Allemagne, afin qu'il en meure le maximum de chaque côté."

 Ce jeu cynique ne cessa que lorsque l'URSS vainquit Hitler. Alors seulement, les Etats-Unis se précipitèrent pour sauver leurs intérêts en Europe. 

 Le 6 juin, on fera comme si la guerre avait été gagnée en Normandie et non à Stalingrad. On ne dira pas qu'Hitler perdit 90% de ses soldats à l'Est. Que pour un soldat US tué, il y en eut 53 soviétiques. Les manuels scolaires sont parfois bizarres, non ?

 Voilà, désolé de vous avoir ôté une de vos dernières illusions. Demain, 6 juin, vous pourrez penser à tout ça lorsque sur une plage normande, on fêtera George Bush alors que son grand-père a financé Hitler. Dans quel monde vivons-nous ?

 

MICHEL COLLON

 

Vous pouvez également lire la récente analyse d'Annie Lacroix-Riz publiée sur Investig'Action

 

Note : 

(1). PAUWELS, Jacques R. Le mythe de la bonne guerre : les États-Unis et la Seconde Guerre mondiale. Bruxelles : Aden éditions, 2012. (EPO), 378 p. A recommander, c'est aussi plein de révélations sur Roosevelt, Truman, la menace d'envahir l'URSS, la récupération des espions et criminels nazis, Churchill, De Gaulle, Yalta... 

Source : Investig'Action

Viols de masse de Françaises par les GI's :

On ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs... c'est ben connu ! C'est ainsi qu'il y a 70 ans, une belle et bien baveuse omelette géante a été cuisinée par l'Oncle Sam et ses marmitons qui ont pour ce faire sacrifié gaiement pléthore de bons oeufs made in Normandy.

Avec une délicatesse qui allait devenir proverbiale les yankees n'ont pas été chiches sur la quantité et la qualité des bombardements qui allaient se déchaîner sur les villes et villages normands et s'étendre en dégâts collatéraux sur les populations civiles dont on devine qu'elles ne s'attendaient pas à être hachées menu par leurs "libérateurs".

Une publication du CNRS (Mémorial des victimes civiles de la bataille de Normandie) a recensé comme suit le nombre de civils français dont la mort a été directement en liaison avec le D-Day : Haute-Normandie 5 370 (et 380 disparus) dont 3 841 rien que pour Le Havre et Rouen (notamment le 19 avril puis durant la semaine rouge du 30 mai au 5 juin quand les bombes destinées au centre ferroviaire de Sotteville ont été larguées sur la malheureuse cité... l'erreur est humaine!) Basse-Normandie: Manche 3 676, Orne 1 595 et Calvados 8 000.

L'écrivain et historien Henri Amouroux dans "Histoire des Français sous l'Occupation" avance le nombre de 50 000 français tués par les bombes anglo-saxonnes dans une plus large période avant, pendant et après l'opération Overlord: Seine-Maritime 10 000 - Eure 3 000 - Orne 420 - Calvados 20 000 - Manche 14 800...

Et tous ces Français morts ont été passés en pertes&profits. Depuis il y a eu beaucoup d'autres victimes des bombes libératrices qui pulvérisent hommes, femmes et enfants au nom de la démocratie universelle et de tous les droits de l'homme possibles et imaginables. Et beaucoup d'autre commémorations qui les passent sous silence ou se gardent bien de stigmatiser les vrais responsables. L'Histoire officielle a ses pudeurs !

source : europe-identite.com

 

jeudi, 15 mai 2014

Adieu paysans (màj Vidéo)

 

Le documentaire Adieu paysans

 

L'histoire paysanne archaïque entame sa mue dès la fin de la Seconde guerre mondiale, quand s'enclenchent les "Trente glorieuses". Deux générations plus tard, la paysannerie en tant que mode de vie a quasiment disparu. Ce pourrait être, dans l'indifférence, le constat de décès d'une civilisation fondée sur la terre, la culture, l'élevage et le clocher qui se meurt après dix siècles d'existence, quand les paysans y occupaient une place centrale. 
Il n'en est rien. Inscrit dans la mémoire et les imaginaires collectifs, le mythe paysan n'est pas tout à fait mort. 

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lundi, 12 mai 2014

Hommage à Jeanne d'Arc - Intervention de Jérémy Thebault

jeudi, 08 mai 2014

8 mai 1429 : Une grande victoire Française

Le 8 mai 1429, à la tête de l’armée de Charles VII, Sainte Jeanne d’Arc délivrait Orléans, assiégée par les Anglais.

C'est le premier succès de celle qui sera plus tard surnommée la Pucelle d'Orléans(pucelle au sens ancien de jeune fille).

Cité importante et bien défendue par près de 3 kilomètres de remparts, Orléans est un enjeu stratégique essentiel entre les possessions anglaises et celles du dauphin Charles. Elle tient un pont unique sur la Loire, défendu par la bastide des Tourelles. Un enjeu stratégique

Mais les Anglo-Bourguignons, réunissant toutes leurs forces disponibles, attaquent ladite bastille et s'en emparent le 24 octobre 1428. Dès lors commence le siège de la ville.

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samedi, 26 avril 2014

France Action Jeunesse rend hommage à Saint Louis

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jeudi, 24 avril 2014

24 avril 1856 : Naissance du Maréchal Pétain

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" La France célèbre aujourd'hui la famille. Elle se doit d'honorer d'abord les mères.

Depuis dix mois, je convie les Français à s'arracher aux mirages d'une civilisation matérialiste. Je leur ai montré les dangers de l'individualisme. Je les ai invités à prendre leur point d'appui sur les institutions naturelles et morales auxquelles est lié notre destin d'homme et de Français.

La famille, cellule initiale de la société, nous offre la meilleure garantie de relèvement. Un pays stérile est un pays mortellement atteint dans son existence. Pour que la France vive, il lui faut d'abord des foyers.

Le foyer, c'est la maison où l'on se réunit, c'est le refuge où les affections se fortifient. C'est cette communauté spirituelle qui sauve l'homme de l'égoïsme et lui apprend à s'oublier pour se donner à ceux qui l'entourent.

Maîtresse du foyer, la mère, par son affection, par son tact, par sa patience, confère à la vie de chaque jour sa quiétude et sa douceur. Par la générosité de son coeur, elle fait rayonner autour d'elle l'amour qui permet d'accepter les plus rudes épreuves avec un courage inébranlable.

Mères de notre pays de France, votre tâche est la plus rude. Elle est aussi la plus belle.

Vous êtes, avant l'État, les dispensatrices de l'éducation. Vous seules savez donner à tous ce goût du travail, ce sens de la discipline, de la modestie, du respect qui fait les hommes sains et les peuples forts. Vous êtes les inspiratrices de notre civilisation chrétienne.

Et voici qu'aujourd'hui dans nos deuils, dans nos misères, vous portez la plus lourde croix.

Mères de France, entendez ce long cri d'amour qui monte vers vous.

Mères de nos tués, mères de nos prisonniers, mères de nos cités qui donneriez votre vie pour arracher vos enfants à la faim, mères de nos campagnes, qui, seules à la ferme, faites germer les moissons, mères glorieuses, mères angoissées, je vous exprime aujourd'hui toute la reconnaissance de la France. "

Le Maréchal Pétain, 25 mai 1941

lundi, 07 avril 2014

"La Révolution française" de Philippe Pichot-Bravard

 

thumb-1.php.jpegRetour sur la Révolution française

 

"Tous les régimes totalitaires du XXe siècle ont eu, de manière directe ou indirecte, comme modèle la Terreur et comme référence Robespierre."

 

Une révolution sémantique

Une des grandes innovations de la Révolution française réside dans la manipulation sémantique à laquelle ses idéologues se sont livrés. Des mots tels que patrie, nation et peuple ont été redéfinis de façon à les inscrire dans la perspective révolutionnaire.

  • « Pour les révolutionnaires, pour Brissot, pour Condorcet, pour Guadet, la “patrie” se définit par des idées et non par une histoire, un territoire et une population. La patrie n’est plus la terre des pères mais la communauté des citoyens. Pour les révolutionnaires, les termes patrie, constitution, liberté, pacte social et Révolution sont interchangeables. Cette définition idéologique de la patrie donne à la lutte qui commence son caractère idéologique. L’ennemi n’est pas uniquement en dehors des frontières. Est ennemie toute personne qui n’adhère pas à la Constitution, toute personne qui rejette la Révolution … A l’inverse est patriote toute personne qui adopte les idéaux de la Révolution, où qu’elle se trouve. »

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dimanche, 06 avril 2014

Apocalypse : La première guerre mondiale - épisode 1

11 novembre 1918. 11h du matin. Soudain, c’est le silence. Le soldat canadien George Price, vient de tomber, l’un des derniers tués d’un immense carnage qui a fait près de 10 millions de morts chez les militaires, 9 millions chez les civils et 21 millions de blessés.

Comment en est-on arrivé là ? Quelle est l’origine de cette furie qui va s’emparer du monde pendant quatre ans ? Qui va ruiner les pays et provoquer la chute de plusieurs empires ? En ce début de XXème siècle, en Europe, c’est encore la Belle Époque. Mais le 28 juin 1914 à Sarajevo, l’archiduc François-Ferdinand, héritier de l’Empire austro-hongrois, est assassiné.

Cet événement, met le feu aux poudres des vieilles rancœurs nationales et patriotiques des monarchies européennes. Les grands industriels préfèrent sans doute le conflit armé à celui larvé qui monte d’une classe ouvrière. Quelques semaines après l’attentat de Sarajevo, l’Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie et active ainsi le jeu des alliances entre États.

Le départ des troupes au combat est le miroir d’une inconscience collective qui pense que la guerre va être courte et glorieuse. En août 1914, les Allemands ne sont pas loin de Paris. Leur victoire semble proche, et l’enthousiasme devient peur.

jeudi, 06 février 2014

Six Février, Solstice de la Nation (par Yvan Benedetti)

benedetti, jeune nation, oeuvre française, JN, 6 février, Février est un mois important pour tout nationaliste. C’est le mois des « Six-Février ». Le mois du souvenir. Le mois où une fois par an, le militant se rappelle avec plus d’intensité encore qu’il est le garant de l’œuvre civilisatrice de ses parents. Car une nation est comparable à un arbre : plus ses racines s’enfoncent profondément dans le sol et plus ses branches montent haut dans le ciel. Si, au sein de la nation, le mythe enflamme les énergies communes, le culte des anciens et des héros contribuent à forger l’âme d’un peuple, il est le révélateur d’un destin commun puisqu’il émane d’un passé commun. Et c’est parce qu’en nous brûle ce feu éternel de la mémoire que, même dépouillé de tout bien matériel, nous possédons une immense richesse, forte de 2 500 ans d’histoire. Là est le trésor de l’homme.

 En février, le nationalisme fête l’anniversaire de deux événements majeurs, révélateurs à la fois de l’exemple à suivre et des erreurs à ne pas commettre.

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lundi, 09 décembre 2013

Une vague de démolition d'églises menace le patrimoine

Addendum du 16/08/2013 : 7.500 édifices sont menacés. (JT France 2 – 15/08/2013)

(Merci à abovo2)

Il y a en France quelque 45.000 églises, la plupart non classées. Face au coût de leur entretien, les maires choisissent de les abattre.

C’est, en entrant dans la nef, le silence saisissant d’un patrimoine menacé : l’église de Sainte-Gemmes-d’Andigné (Maine-et-Loire) résiste à une vague de démolitions lancées par des maires – cinq déjà détruites à travers la France depuis le début de l’année. “Toute la nef devrait disparaître“, dit Benoît Patier, 51 ans, président de l’Association de sauvegarde de l’église Sainte-Gemmes-d’Andigné, montrant l’imposante nef de quatre travées promise à la destruction.

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samedi, 13 juillet 2013

14 juillet : Jacques Cathelineau, le "saint d'Anjou"

CLa prochaine émission de Grégoire Boucher sur Radio Courtoisie, préenregistrée il y a quelques jours, sera diffusée dimanche 14 juillet, de 12h à 13h30, sur la thème : Jacques Cathelineau, étendard de la juste révolte, un héro contemporain. À l'occasion de la sortie aux éditions Artège de la magnifique biographie "Cathelineau", en BD, réalisée par Coline Dupuy pour le 220e anniversaire de la mort du Saint de l'Anjou, le 14 juillet 1793. Invités :

  1. Don Jean-Baptiste Bert, jeune prêtre de la Communauté Saint-Martin, ordonné en 2012, 10e d’une famille de 15 enfants (Jacques en avait eu 11) descendant du Saint de l’Anjou, et petit fils de Gérard de Cathelineau. En poste dans le diocèse désertifié de Châlons en Champagne,
  2. Coline Dupuy, Historienne, scénariste, et auteur de la nouvelle biographie du Saint de l’Anjou en BD, parue aux éditions Artège, après avoir publié notamment une trilogie sur le Puy du Fou.
  3. Xavier de Cathelineau, Agrégé en sciences sociales et professeur d'économie, et neveu et filleul de Gérard de Cathelineau.

Ils évoqueront l’exemple, on ne peut plus actuel, de Jacques Cathelineau, ce héros au sens propre du terme, c'est-à-dire aux vertus héroïques, dont la cause en béatification fut introduite dès la fin du XIXe siècle. Ils parleront également de la figure de Gérard de Cathelineau, son plus illustre descendant et dont nous célébrons également l’anniversaire de la mort. En effet,

  • Jacques Cathelineau, le premier Généralissime des Armées Catholique et Royale, est mort en combattant, pour la France, à 34 ans, le 14 juillet 1793.
  • Et Gérard de Cathelineau, Capitaine de l’Armée française, est mort au combat, pour la France, à 36 ans, le 12 juillet 1957, alors que l’Algérie était encore française, et pour qu’elle le demeure.

En ce jour du 220e anniversaire de la mort du Saint de l'Anjou, le 14 juillet 1793, cette émission leur est dédiée, comme elle est dédiée à leur famille, et à tous les soldats morts pour la France.