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vendredi, 19 décembre 2014

Arbre de la "Révolution" : "Leur condamnation n'entamera pas ma détermination"

Communiqué de presse de Jérémy Thebault

Président de France Action Jeunesse

 

 

2383667218.JPGLe 29 mars 2013, j’ai abattu à Berthenonville dans l’Eure, l’arbre de la « liberté » planté lors des commémorations du bicentenaire de la Révolution.

 

J'ai commis ce geste de réparation et de justice afin de faire connaître et reconnaître ce que l'on appelle le « génocide Vendéen ».

Ce génocide fut orchestré par le régime républicain entre 1793 et 1796. Il est responsable de la mort de plusieurs centaines de milliers de personnes dans des circonstances effroyables.

 

J'ai également commis cet acte pour m'attaquer à ce que Reynald Secher nomme le « mémoricide », c'est à dire la volonté des responsables de ce génocide de nier et de relativiser leur crime allant même jusqu'à faire passer les Vendéens pour les bourreaux.

 

Ce mercredi 17 décembre, j'ai été condamné par la cour d'Appel de Rouen à un mois de prison avec sursis, 500 euros d'amende, 1 400 euros de dommages et intérêts ainsi que 420 euros de frais de justice.

 

À travers cette condamnation, les tenants de l'histoire officielle ont sali une nouvelle fois la mémoire des victimes du génocide et entretenu le mémoricide.

 

Cependant, ce verdict n’entamera pas ma détermination à faire reconnaître le génocide Vendéen. Il s'annonce même comme une victoire car cet arbre de la « liberté » dont l'existence même était une provocation n'existe désormais plus et la république a due se confronter au rappel des faits dont elle s'est rendue responsable durant la révolution.

 

Poursuivons la reconquête, parce que la vérité rend libre et que la liberté n'a pas de prix !

 

 

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Commentaires

Bonjour,

Je suis outré par votre réaction. Abattre un arbre ce n'est pas rappeler le génocide vendéen, c'est juste abattre un arbre appartenant à l'Etat, ce qui vous rends effectivement coupable des inculpations retenues contre vous. Si vous voulez parler de ces événements, écrivez dans les journaux ou les réseaux sociaux, mais ne commettez pas d'actes de dégradations.

Je suis juriste et historien, et je tiens à vous préciser que l'historiographie n'est jamais officielle ou pas, elle est un point c'est tout. Nombre d'ouvrages, parus en Vendée et largement diffusés dans les milieux universitaires, existent et nuances la partie de l'historiographie que vous appelez "officielle". Mais puisque vous rappelez les morts vendéens, permettez moi à mon tour de vous rappeler les morts républicains, ceux de Cholet par exemple. Environ 70 000 républicains sont morts lors de cette guerre. Certes, il y eu beaucoup plus de vendéens tué, mais ce sont les conséquences naturelles (naturelles ne veut pas dire souhaitable bien sûr) de toute guerre. Des hommes et des femmes sont tombés des deux côtés, il n'y a pas lieu de désigner des bons et des mauvais.

Mais il y a encore moins lieu de déraciner un arbre planté afin de rappeler aux Hommes l'idéal de la liberté, idéal que les vendéens ont autant défendu que les républicains puisque lors du début de la Révolution, entre 1789 et 1791, les vendéens furent autant révolutionnaire que les habitants des autres provinces.

La vérité, Monsieur, est que vous justifiez votre acte coupable par une mise en scène de revendications historique, et que pour cela vous tombez dans le travers que vous semblez reprocher aux autres: l'histoire fragmentaire et partisane.
Or, comme le disait l'auteur des distiques moraux de Caton l'Ancien: "Ne fais pas ce que tu blâme. Il est honteux pour un docteur de se réfuter soi-même.". (Livre I, XXX).

Cordialement
François Renaudo

Écrit par : Renaudo | dimanche, 21 décembre 2014

Cher Monsieur Renaudo,

Votre commentaire semble louable et pavé de bonnes intentions au même titre que l'enfer peut l'être.
Vous balayez bien vite le nombre de victimes vendéennes sans faire la distinction entre civils et militaires que vous comparez de façon tout aussi malhabile avec celui des victimes dites républicaines évoquant par ailleurs l'affaire de Cholet, en omettant sciemment ou non, les lucs sur boulognes ou une population, de femmes et d'enfants dont une cinquantaine avait moins de sept ans, fut enfermée dans l'église du village à laquelle les joyeux soldats républicains ont mis le feu...

Puis je vous apprendre, d'après les recherches de Reynald Secher dans son livre "du génocide au mémoricide", qu'il s'agit pour la cas de la Vendée, s'étendant bien au-delà des frontières du département actuel, d'un cas réel et non fantasmé ou supposé de génocide, perpétré par l'armée régulière républicaine sous les ordres directs de la convention. De plus, sans compter les massacres, il était clairement ordonné par écrit d'affamer ces populations, de saisir les subsistances, le bétail, et de déporter les femmes et les enfants.
Pour terminer brièvement car je pourrai m'étendre bien d'avantage, je citerai la lettre à la convention du général westerman : "Il n'y a plus de Vendée", écrivait le général Westermann à la Convention en novembre 1793, après sa victoire de Savenay. "Elle est morte sous notre sabre avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l'enterrer dans les marais et les bois de Savenay. J'ai écrasé les enfants sous les pieds de nos chevaux, massacré les femmes qui, au moins celles-là, n'enfanteront plus de brigands. Je n'ai pas un prisonnier à me reprocher. J'ai tout exterminé... Nous ne faisons pas de prisonniers, car il faudrait leur donner le pain de la liberté, et la pitié n'est pas révolutionnaire."

Alors, Monsieur, si il est nécessaire de couper un arbre pour rappeler la vérité au régime actuel se réclamant des cendres écarlates de ce régime génocidaire, c'est bien le moins que l'on puisse faire.

PS : si d'aventure quelque élan pseudo écologique vous pousserait encore à arguer que l'arbre serait une victime supplémentaire, je tiendrais juste à vous rappeler que la France n'a jamais été aussi boisée qu'aujourd'hui.

Écrit par : Éric de Loisy | vendredi, 26 décembre 2014

François Renaudo est juriste et historien, cite Caton pour se donner des airs, ne sait pas la différence entre génocide et guerre, mais surtout, ne sait pas écrire un texte sans faire de fautes. Accorder au pluriel, on apprends cela aux enfants, monsieur...

Écrit par : Jacques | vendredi, 26 décembre 2014

Bonjour, messieurs,

Concernant la réponse de Eric de Loisy, je trouve inconvenant de rentrer dans un débat historique avec vous. Aux sources que vous citez, je peux naturellement en opposer des dizaines d'autres.
Ce que j'entends vous faire comprendre, c'est que le fait d'abattre un arbres n'est en rien une revendication, encore moins un rappel des faits, qu'on les considère comme un génocide ou pas. La peine prononcée est juste, car il s'agit tout simplement d'un acte de vandalisme. Une personne qui réalise un tag ne pourrait-elle pas, sinon, en sa basant sur votre exemple, expliquer qu'il s'agit d'une revendication dénonçant l'oligarchie bourgeoise ou je ne sais quoi?

Quant à Monsieur Jacques, me connait-il pour savoir si je me donnes des airs? Pour l'orthographe, cela est vrai, mais ne change rien au propos.
Sachez que je ne me place point dans le cadre de la différence guerre/génocide, mon propos vise à vous expliquer que moralement même, couper un arbre de la liberté, pour soi-disant rappeler un génocide, n'est qu'un acte de vandalisme. Mais votre esprit partisan de le reconnaîtra pas.

Vive la République!

François Renaudo, citoyen républicain

PS: il est courant, sur ce genre de forum, de ne pas poster les réponses qui s'opposent à vous, afin d'être les derniers à parler (Action française le fait quotidiennement), mais je compte sur votre courage et esprit de contradiction.

Écrit par : Renaudo | samedi, 28 février 2015

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