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vendredi, 06 juin 2014

6 juin 44 : Ce qu'on ne vous dira pas

3059813181_1a26b-ce7e4.jpg« Oui, mais quand même les Américains nous ont ont libérés en 45 ! » Combien de fois, l'ai-je entendue celle-là ! Sur les bancs de l'école. Mais aussi lors de débats sur les guerres actuelles des USA.

40-45, la seule 'bonne' guerre US ? Peut-être à nuancer. Quelques faits troublants sont documentés dans un excellent livre de l'historien Jacques Pauwels (1). Ses documents irréfutables prouvent qu'une grande partie des sociétés US ont carrément collaboré avec Hitler, et pas seulement au début de la guerre : Du Pont, Union Carbide, Westinghouse, General Electric, Goodrich, Singer, Kodak, ITT, JP Morgan...

 Pire. La grande nouveauté stratégique d'Hitler, ce fut la "Blitzkrieg", la guerre-éclair : porter très vite ses troupes au cœur de l'adversaire. Pour cela, deux conditions indispensables : des camions et de l'essence. L'Allemagne n'ayant aucun des deux, c'est Esso qui a fourni l'essence, tandis que les camions provenaient des usines allemandes de Ford et General Motors.

 "Que cette guerre dure le plus longtemps possible !"

 Pauwels montre que : 

1. Une grande partie du patronat US était pro-Hitler dans les années 30 et 40. 

2. Cela n'a changé qu'au moment où les ventes des firmes US furent mises en danger par l'agressivité commerciale allemande en Amérique latine et ailleurs. Et par les occupations japonaises qui confiquaient tout le commerce en Asie.

 En fait, les Etats-Unis jouaient double jeu. Ils souhaitaient que la guerre dure longtemps. Pourquoi ?

 D'un côté, les énormes profits que leurs sociétés réalisaient en Allemagne étaient en croissance. De l'autre côté, ils s'enrichissaient en prêtant à la Grande-Bretagne qui supportait tout le poids financier de la guerre. Washington posait d'ailleurs comme condition que Londres abandonne ses colonies après la guerre. Ce qui fut fait. Les Etats-Unis ont réussi à profiter de la Deuxième Guerre mondiale pour affaiblir leurs rivaux et devenir la seule superpuissance capitaliste.

 Henry Ford : "Ni les Alliés, ni l'Axe ne devraient gagner la guerre. Les USA devraient fournir aux deux camps les moyens de continuer à se battre jusqu'à ce que tous deux s'effondrent."

 Le futur président Harry Truman, 1941 : " Si l'Allemagne gagne, nous devons aider la Russie et si la Russie gagne, nous devons aider l'Allemagne, afin qu'il en meure le maximum de chaque côté."

 Ce jeu cynique ne cessa que lorsque l'URSS vainquit Hitler. Alors seulement, les Etats-Unis se précipitèrent pour sauver leurs intérêts en Europe. 

 Le 6 juin, on fera comme si la guerre avait été gagnée en Normandie et non à Stalingrad. On ne dira pas qu'Hitler perdit 90% de ses soldats à l'Est. Que pour un soldat US tué, il y en eut 53 soviétiques. Les manuels scolaires sont parfois bizarres, non ?

 Voilà, désolé de vous avoir ôté une de vos dernières illusions. Demain, 6 juin, vous pourrez penser à tout ça lorsque sur une plage normande, on fêtera George Bush alors que son grand-père a financé Hitler. Dans quel monde vivons-nous ?

 

MICHEL COLLON

 

Vous pouvez également lire la récente analyse d'Annie Lacroix-Riz publiée sur Investig'Action

 

Note : 

(1). PAUWELS, Jacques R. Le mythe de la bonne guerre : les États-Unis et la Seconde Guerre mondiale. Bruxelles : Aden éditions, 2012. (EPO), 378 p. A recommander, c'est aussi plein de révélations sur Roosevelt, Truman, la menace d'envahir l'URSS, la récupération des espions et criminels nazis, Churchill, De Gaulle, Yalta... 

Source : Investig'Action

Viols de masse de Françaises par les GI's :

On ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs... c'est ben connu ! C'est ainsi qu'il y a 70 ans, une belle et bien baveuse omelette géante a été cuisinée par l'Oncle Sam et ses marmitons qui ont pour ce faire sacrifié gaiement pléthore de bons oeufs made in Normandy.

Avec une délicatesse qui allait devenir proverbiale les yankees n'ont pas été chiches sur la quantité et la qualité des bombardements qui allaient se déchaîner sur les villes et villages normands et s'étendre en dégâts collatéraux sur les populations civiles dont on devine qu'elles ne s'attendaient pas à être hachées menu par leurs "libérateurs".

Une publication du CNRS (Mémorial des victimes civiles de la bataille de Normandie) a recensé comme suit le nombre de civils français dont la mort a été directement en liaison avec le D-Day : Haute-Normandie 5 370 (et 380 disparus) dont 3 841 rien que pour Le Havre et Rouen (notamment le 19 avril puis durant la semaine rouge du 30 mai au 5 juin quand les bombes destinées au centre ferroviaire de Sotteville ont été larguées sur la malheureuse cité... l'erreur est humaine!) Basse-Normandie: Manche 3 676, Orne 1 595 et Calvados 8 000.

L'écrivain et historien Henri Amouroux dans "Histoire des Français sous l'Occupation" avance le nombre de 50 000 français tués par les bombes anglo-saxonnes dans une plus large période avant, pendant et après l'opération Overlord: Seine-Maritime 10 000 - Eure 3 000 - Orne 420 - Calvados 20 000 - Manche 14 800...

Et tous ces Français morts ont été passés en pertes&profits. Depuis il y a eu beaucoup d'autres victimes des bombes libératrices qui pulvérisent hommes, femmes et enfants au nom de la démocratie universelle et de tous les droits de l'homme possibles et imaginables. Et beaucoup d'autre commémorations qui les passent sous silence ou se gardent bien de stigmatiser les vrais responsables. L'Histoire officielle a ses pudeurs !

source : europe-identite.com

 

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