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jeudi, 15 mai 2014

Adieu paysans (màj Vidéo)

 

Le documentaire Adieu paysans

 

L'histoire paysanne archaïque entame sa mue dès la fin de la Seconde guerre mondiale, quand s'enclenchent les "Trente glorieuses". Deux générations plus tard, la paysannerie en tant que mode de vie a quasiment disparu. Ce pourrait être, dans l'indifférence, le constat de décès d'une civilisation fondée sur la terre, la culture, l'élevage et le clocher qui se meurt après dix siècles d'existence, quand les paysans y occupaient une place centrale. 
Il n'en est rien. Inscrit dans la mémoire et les imaginaires collectifs, le mythe paysan n'est pas tout à fait mort. 


Résumé de la Cinémathèque de Bretagne : 

1947 : Libérées depuis deux ans, les villes ont faim. Jamais le pays n'aura autant compté sur ses paysans. 
Oui mais voilà : le monde rural n'est plus dans l'époque. Il est mis en demeure de se moderniser. En quelques années, la mécanisation va le faire passer d'un mode de vie fondée sur la lenteur à celui de la vitesse. La modernisation introduit une révolution dans l'économie et la mentalité paysanne : le crédit. 
L'endettement contraint à produire plus, donc au recours systématique des engrais chimiques. Productivité et planification se révèlent incompatibles avec le système traditionnel paysan où patriarche, famille et entreprise ne faisaient qu'un. 
Il implose. 
Un peu plus d'une génération s'est écoulée depuis la Libération. 
Ce n'est désormais plus le ciel que la nouvelle génération de paysans consulte, mais Bruxelles et ses quota. 
De la Bretagne au Larzac, les campagnes entrent en convulsions.

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