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dimanche, 13 octobre 2013

Ecole : un embrigadement national

« Qui tient les écoles de France tient la France ! » Tout était déjà dit au XIXème siècle dans cette maxime de Jean Macé, instituteur, journaliste politique et franc-maçon...

De fait, ce que l'on appelait « enseignement » hier, et que l'on baptise « éducation nationale » aujourd'hui, a toujours fait l'objet d'une lutte d'influence sans merci. Jules Ferry et Jules Grévy, républicains acharnés, anticléricaux et francs-maçons, savaient parfaitement ce qu'ils cherchaient en voulant arracher l'enseignement à l'Eglise de France. Le but, sous le prétexte fort louable par ailleurs, d'apporter un enseignement gratuit et ouvert à tous, était bien de déchristianiser la France en déchristianisant d'abord l'école. Ne nous y trompons pas : le conflit qui resurgit de façon récurrente entre l'école laïque et l'école privée n'est qu'une survivance et une résurgence de ce conflit initial.


L'éducation nationale, en plein désarroi aujourd'hui, n'en est pas moins un fief de gauche et il convient de s'en réjouir. Il semble en effet normal que les acteurs d'une longue et consciencieuse manipulation des esprits récoltent ce qu'ils ont semé. Pour nous en convaincre, nous observerons le phénomène sous l'angle de trois dogmes de l'éducation nationale : l'égalitarisme, l'anti-autoritarisme, le progressisme.

- Un égalitarisme forcené.

Ces maîtres de l'éducation de nos enfants, qui ont eu leur moment de gloire pendant le « joli  mois de mai », ont refusé tout système d'émulation et combattu l'élitisme. Le résultat, c'est que le niveau scolaire moyen est aujourd'hui affligeant ainsi que l'a révélé la presse récemment : élèves de sixième illettrés, élèves de troisième ne sachant que syllaber, bacheliers incultes. Et tous doivent se contenter d'un enseignement adapté à des jeunes Français d'origines multiples qui éprouvent des difficultés à comprendre la langue vernaculaire...

- Un anti-autoritarisme exacerbé.

Ils ont proclamé que l'ordre et la discipline étaient un frein à l'épanouissement, au talent comme à l'imagination. Cette hostilité à toute forme de coercition a amené une vague d'incivisme sans précédent, ainsi qu'une insécurité durable dans les établissements scolaires (sans que ce désordre ait révélé le moindre génie, naturellement). Une autre conséquence, tout aussi grave, est le découragement accru de ceux qui ont conservé malgré tout la fibre pédagogique. La baisse de vocation dramatique pour le métier de professeur en témoigne...

- Un progressisme doctrinal.

Ils ont voulu dépoussiérer les programmes, ils ont supprimé et effacé tout ce qui s'opposait au dogme du sacro-saint progressisme - remarquons que l'histoire et la philosophie sont toujours les victimes des régimes autoritaires. Conséquence pour les jeunes générations : un manque total de confiance en l'avenir. La foi et l'espérance ne sont pas des valeurs revendiquées par la République ! Quant à la charité, elle n'est plus qu'un enjeu politique... Les vertus théologales sont hélas ignorées de l'école laïque. On en subit tous les jours les conséquences...

L'école de la IIIièmeRépublique n'avait d'autre objectif que de faire des jeunes enfants d'alors de futurs et parfaits petits républicains d'un monde sans Dieu. Celle d'aujourd'hui veut en faire d'excellents sociaux-démocrates pour qui la laïcité, la démocratie et les Droits de l'Homme seraient des acquis définitifs. Ce n'est donc pas un hasard, mais bien l'inscription dans une continuité historique, si l'actuel ministre veut arracher au plus tôt les enfants à « l'influence néfaste de la famille »... Chacun mesure donc le danger qui plane sur leur avenir.

source : http://www.politiquemagazine.fr

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