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dimanche, 06 octobre 2013

Louvres : Violemment frappé dans la cour du collège

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Un élève a été roué de coups au collège André-Malraux de Louvres. Ses parents ont porté plainte contre les jeunes et l’établissement.

 

Son bras gauche est entièrement plâtré et le restera durant trois mois. Trois autres mois seront nécessaires pour assurer la rééducation. C’est le programme qui attend Adrien*, un frêle adolescent de 14 ans, scolarisé en classe de 4e, qui a été la cible d’un groupe d’élèves du collège André-Malraux de Louvres, lundi.

« Ça s’est passé après le déjeuner quand j’étais dans la cour. Ils m’ont demandé de venir, en me menaçant : Viens là, sinon je te défonce, raconte le collégien. J’ai dû les suivre, aller entre deux bancs. Ils m’ont frappé, je suis tombé après une balayette et mon poignet s’est tordu. » Cela a mis fin à la scène. « Si je n’étais pas tombé, ils auraient continué à me taper. La plupart d’entre eux, je ne les connais pas. Ce qu’ils ont fait, c’était juste pour rire », poursuit Adrien.


En plus de la scène de violence, les parents dénoncent aussi le laxisme de l’établissement. « Quand ils m’ont appelé, explique le père, ils m’ont expliqué que mon fils était tombé dans la cour. Rien de plus. On m’a demandé si je voulais le prendre en charge mais quand j’ai découvert son bras, j’ai fait intervenir les pompiers. » Adrien prend alors la direction des urgences de l’hôpital de Gonesse où il est opéré dans la nuit. Le certificat médical fait état d’une double fracture de l’avant-bras gauche. Le médecin des unités médico-judiciaires (UMJ) a délivré 45 jours d’incapacité. Les parents découvrent alors que l’accident était en fait une agression et que les gendarmes, qui disposent pourtant de référents collèges, n’ont pas été alertés par l’établissement. « C’est moi qui les aie informés le lendemain », précise , la mère. « Le collège est pourtant en ZSP (zone de sécurité prioritaire). A quoi cela sert? interroge Vincent, le père. Je crois que le collège veut étouffer l’affaire. » Les parents déplorent aussi qu’aucun surveillant ne soit intervenu lors de l’agression qui se serait produite, selon eux, devant la vie scolaire. « Ce qui s’est passé n’est pas anodin. Il ne faut pas attendre qu’il se passe quelque chose de grave pour réagir. Pour Adrien, il y a eu un bras cassé mais on peut tout imaginer : un mauvais coup, une chute sur la tête… Il y a eu la blessure mais aussi tout l’aspect psychologique. Il est censé retourner en classe et va retrouver dans la cour toute la bande… »

L’adolescent a été auditionné hier par les gendarmes auprès de qui les parents ont porté plainte. Elle vise les jeunes agresseurs présumés et le collège. « Le chef d’établissement n’appelle pas systématiquement la police ou la gendarmerie quand il y a un accident », se défend l’inspection académique du Val-d’Oise, précisant que la principale et son adjointe ont été entendues par les gendarmes. « Il faut déterminer s’il s’agissait d’un jeu qui tourne mal, ce qui n’est pas acceptable, ou s’il y avait une volonté d’agresser. En fonction de ce qui s’est réellement passé, il y aura alors des sanctions. Un conseil de discipline sera convoqué. »

* Le prénom a été changé à la demande des parents.

source : Le Parisien

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