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samedi, 07 septembre 2013

Mineurs étrangers dans le Val d'Oise : 6 millions d'euros en 2012

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Ils ont fui leur pays et parfois payé des passeurs pour une autre vie. Cette année, 120 jeunes sans famille ont terminé leur périple dans le Val-d’Oise.

 

C’est la dépense qui a flambé le plus l’an dernier dans le budget social du département et qui continue de grimper. Le conseil général a dû accueillir 100 mineurs isolés étrangers (MIE) en 2012, soit 40% de plus que l’an passé (60). Cela représente un coût de 5000 € par mineur chaque mois, soit une dépense de 6 M€. Cette année, la progression est encore de l’ordre de 20%. Le budget devrait atteindre les 7,2 M€.


Les 8000 mineurs isolés étrangers sur le sol français arrivent surtout à  (1750 en 2011) et en Seine-Saint-Denis (1000 la même année). « En septembre 2011, la Seine-Saint-Denis a dit stop et a décidé de ne plus les accueillir toute seule. « Il a donc été décidé que ces MIE seraient pris en charge dans 21 départements de toute la , dont le nôtre, explique Michèle Berthy, conseillère générale  de Montmorency, chargée du dossier. C’est ce qui a fait augmenter les chiffres. Ils arrivent dans les lieux d’hébergement via la Croix-Rouge en général. »


12 foyers pour les accueillir

L’an passé, 66 de ces enfants et surtout adolescents étaient pakistanais, 27 étaient maliens et autant étaient congolais. Les autres venaient du Bangladesh et de Roumanie. Ils ont été installés dans douze foyers du Val-d’Oise dont celui de la maison d’enfants Jacques-Laval des orphelins d’Auteuil à Eaubonne, souvent après avoir transité à l’hôtel faute de place. « Deux à trois fois par semaine, des travailleurs sociaux nous appellent pour solliciter une place pour un jeune mineur étranger, explique le directeur de Jacques-Laval, Sébastien Muller. Mais la Fondation d’Auteuil a fait le choix de ne pas dépasser le tiers de nos pensionnaires qui sont des jeunes en difficulté. Ces mineurs étrangers sont en général des ados de 16 ans, mais on en a un actuellement qui a seulement 13 ans et demi. On a également un enfant soldat qui vient du Mali. »

Le directeur raconte que ces jeunes sont une aubaine pour le groupe auquel ils sont associés. Motivés, ils ne souhaitent travailler le plus vite possible pour gagner de l’argent. Ils ne posent pas de problème et nécessitent un encadrement moins important que celui qui leur est proposé dans une maison de l’enfance. Avec eux, pas besoin de travailler avec la famille qui n’est malheureusement par sur place, mais plus sur le traumatisme de leur départ, la solitude…

« Il faudrait créer des structures mieux adaptées à l’accueil, moins coûteux que les 165 € qu’on demande par jour et 250 € en foyer de l’enfance, suggère Sébastien Muller. Les maisons de l’enfance ne sont pas faites pour eux. Le département de l’Essonne par exemple propose un accueil spécifique qui revient à 100 € par jour. »

source : le parisien

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