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mardi, 03 juillet 2012

La famille des tireurs demande grâce au président

Capture d’écran 2012-07-03 à 21.32.58.pngLa famille Kamara espère que son message sera entendu au plus haut niveau de l’Etat. « J’aimerais que le  prenne conscience de la situation de mes frères Abou et Adama », explique Daouda, auteur d’une lettre qu’il a récemment envoyée au  de la République,. « Nous demandons qu’ils soient graciés », résume le jeune homme. 

 




En octobre dernier, Abou et son demi-frère Adama Kamara ont été condamnés en appel par la cour d’assises des Hauts-de-Seine à douze et quinze ans de réclusion pour avoir tiré sur des policiers lors des nuits d’émeute à Villiers-le-Bel, qui ont suivi la mort des deux adolescents, tués dans la collision de leur minimoto avec une voiture de police. Les deux hommes, âgés de 30 et 31 ans, ont toujours clamé leur innocence.

Pour appuyer sa demande, formulée au moment où le procès pour « homicides involontaires » du fonctionnaire impliqué dans l’accident mortel est renvoyé à juin 2013 (nos éditions de samedi),Daouda Kamara invoque les témoignages à charge recueillis par les enquêteurs au cours de l’instruction. « Ne détenant pas de preuves fiables, la partie civile a utilisé des témoignages sous X qui ont été les nœuds du problème et un faux témoignage, écrit-il. Son auteur, Christopher B., s’est rétracté pendant le procès tout en affirmant qu’il a été manipulé par les forces de l’ordre afin de recouvrer sa liberté. » L’avocate de Christopher B. avait d’ailleurs déposé plainte en 2010 pour subornation de témoin auprès du procureur du tribunal de grande instance de Paris, mais « la plainte a été classée sans suite en 2011 », indique-t-on au parquet de Pontoise.

Si les avocats des frères Kamara comprennent la démarche, ils restent prudents. « Ces condamnations sont un scandale, insiste Me Konitz, l’avocat d’Adama Kamara. Mais, juridiquement, on ne peut plus rien faire. » D’autant que les frères Kamara, reconnus coupables à deux reprises par la justice, ne se sont pas pourvus en cassation. « Nous allons dans un premier temps travailler sur le plan carcéral car ils sont sous un régime de détention extrêmement dur », précise Me Arapian, qui prévoit également une action sur le plan juridique, sans donner davantage d’éléments. « Nous allons y travailler cet été », précise-t-il. Hier, le parquet n’avait « pas connaissance » de cette demande de grâce.

source : le parisien

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