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lundi, 04 juin 2012

Le collage d'affiches vire à la guerre à Cergy

2031187_64f08ce0-adcf-11e1-96b2-00151780182c.jpgRecouvertes, déchirées, détournées. A Cergy, la durée de vie des affiches électorales ne dépasse pas deux heures. C’est une véritable guerre qui s’est engagée ces derniers jours sur la partie nord de la ville, qui abrite une nouvelle circonscription, la dixième (Cergy-Nord, l’Hautil moins Neuville). A tel point que de vives tensions se font sentir entre l’UMP et le 

 



Hervé Técher, représentant de République solidaire (mouvement de ) et soutien d’Audrey Tamborini, la candidate  qui fait face à Dominique Lefebvre, le patron du PS dans le Val-d’Oise, le déplore : « L’un de nos colleurs s’est fait frapper à coups de pied à la gare de Cergy-Saint-Christophe, mercredi. On lui a volé son matériel de campagne. Il est allé porter plainte. » Tout en admettant ne pas connaître les agresseurs, il est persuadé d’y voir la patte du maire de Cergy et candidat, Dominique Lefebvre. « C’est une campagne délétère, où l’on se fait insulter constamment », ajoute-t-il.

L’UMP assure avoir déposé cinq plaintes, une pour cette agression physique, quatre autres pour des agressions verbales. « C’est très violent avec les socialistes. Ils sont à cran. On se fait traiter de sale nazi », rapporte Audrey Tamborini. « Si les militants UMP sont mal accueillis dans les quartiers populaires, ils devraient se poser des questions », répond Dominique Lefebvre, qui condamne l’agression physique, en assurant que ce n’est pas le fait de ses équipes. « C’est simple, nous avons donné des consignes strictes d’éviter tout contact physique », explique-t-il. L’un de ses colleurs a aussi porté plainte vendredi pour menaces de mort. Il a été pris à partie jeudi et insulté. « Leur seule manière d’exister, c’est la provocation et les attaques personnelles à mon encontre, estime Dominique Lefebvre. Ils cherchent l’incident à tout prix, mais refusent le débat politique. » La tension est telle que, côté PS, on ne colle plus de nuit. Samedi, c’est à 8 heures du matin, seau de colle et balai à la main, qu’Abdallah, 54 ans, et Adil, 43 ans, militants socialistes depuis cinq ans, entament la tournée des quartiers. « La grande illusion c’est maintenant » « Le pharaon du béton », « Candidat Lafarge »… Voilà ce qu’ils découvrent d’inscrit ou collé sur les affiches qui portent le visage de Dominique Lefebvre.

Une manière de dénoncer la politique d’urbanisation menée dans les Hauts-de-Cergy. « Aux Touleuses, ils ont brûlé les yeux du maire au briquet », rapporte Abdallah. « Pour les affiches du Front de gauche ou de MRC, il y a du respect mutuel. Il n’y a des soucis qu’avec l’UMP », pestent les deux camarades, qui prennent sur leur temps libre. « Plusieurs de nos collègues ont eu des menaces verbales de la part de certains militants de ce parti ainsi que des représentants du MIL(NDLR : Mouvement initiative et liberté). Nous défendons nos convictions en collant les affiches. On ne va pas se battre pour ça. Nous ne répondrons pas à leurs provocations. »

« Si la plupart font une campagne normale, quelques éléments sont là pour saboter le travail des autres », se plaint Joël Motyl, l’adjoint au maire PS chargé de la culture. « Les consignes pour nos militants sont claires : on ne rentre pas en conflit avec eux, on ne détourne pas les affiches des autres. » Les militants UMP, eux, poursuivent leurs tournées nocturnes, mais des consignes ont été données pour les effectuer en groupe. Ce climat « délétère », les deux camps disent le regretter, mais il risque fort de perdurer jusqu’au 17 juin.

source : Le parisien

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