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dimanche, 06 mai 2012

L'humiliation

sarkozy, hollande, roy, PS, UMP, France, identité, elections, presidentielle« Au soir du 6 mai, avec Sarkozy ou Hollande, la France, de toute façon, sortira perdante », écrivions-nous il y a quatre jours : c’est donc avec Hollande que la France, ce soir, a perdu.

Nous disions également que nous ne pouvions souhaiter la victoire du candidat socialiste, mais que nous ne saurions regretter la défaite de celui qui, durant cinq ans, s’est montré un chef d’Etat particulièrement indigne.


A écouter la satisfaction des dignitaires du PS qui, désormais, exigeront leurs prébendes et de tous ces bobos et artistes de gauche recuits, ou les regrets d’une UMP qui ne fut jamais qu’une association de (conflits d’)intérêts, nous ne ressentons rien, strictement rien d’autre, qu’une immense humiliation.

Il ne s’agit pas, ce soir, des propos insipides d’Hollande, ou nombrilistes de Sarkozy : ils ne nous émeuvent guère. Non, cette humiliation est celle de notre dignité de Français. Dans son livre de souvenirs Les Septennats interrompus, Philippe de Saint-Robert raconte que, demandant à De Gaulle quel lien il pouvait bien exister entre la France et Pompidou, le général répondit simplement que ce lien était bien mince. Il posa quelques années plus tard la même question à Pompidou à propos de Giscard : le premier répondit que ce lien était inexistant. Oui, ce soir, les Français que nous sommes sont humiliés, ils le sont, en tant que Français. Humiliés d’avoir dû choisir (et ne pas choisir) entre un Sarkozy et un Hollande dont le lien, effectivement, avec la France, avec son histoire, avec sa grandeur, avec son être, est tout simplement inexistant. Mais plus humiliés encore de voir, d’entendre, ces centaines de milliers de Français, j’ajouterai de bons Français, car je n’ai aucune qualité pour les juger, se réjouir de la victoire de l’un, pleurer de la défaite de l’autre. Comment un peuple qui a plus de quinze siècles d’existence, qui, de Clovis à De Gaulle (quoi qu’on pense du second), en passant par Louis IX le saint, Louis XI le pacifique, Henri IV le réconciliateur ou Louis XVIII le sage, sans oublier cet autre saint dans nos cœurs que fut le Roi martyr, a eu les plus grands serviteurs, comment un tel peuple peut-il être devenu aussi oublieux de son être qu’il se divise et croit ses “valeurs” en jeu entre un Sarkozy et un Hollande, oui, voilà bien le crime contre l’esprit de la patrie que les royalistes ne peuvent pas pardonner à la république. Que ce régime ait pu ainsi décérébrer, médiocriser le peuple de Clovis, de Saint Louis, de Louis XI, d’Henri IV et de Louis XVI, le peuple de Cathelineau, le saint de l’Anjou, comme de Charette et de La Rochejacquelein, le peuple de Verdun comme des patriotes, de tous les patriotes de la dernière guerre, que ce régime ait pu ainsi faire oublier aux Français, qui forment la plus vieille nation d’Europe, leur grandeur et leur dignité, voilà ce que nous ne pourrons jamais accepter et qui continuera de donner sens à notre combat.

Ce soir, plus que jamais, parce que le désespoir en politique est une sottise absolue, croyons à la grandeur de la France, à la générosité des Français, avilies par le régime de la division et de l’oubli, de l’oubli de la nation.

François Marcilhac, directeur politique via actionfrançaise.net

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