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vendredi, 04 mai 2012

Affaire Noisy-le-Sec : Des policiers manifestent à nouveau sur Paris

1984312_bg5131-france-police-crime-demo-034193-01-02-new_640x280.jpgLes mises en garde de leur hiérarchie ne les ont pas dissuadés. Entre 200 et 300 policiers en civil et hors service ont de nouveau manifesté vendredi à Paris en soutien à leur collègue de Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) mis en examen pour homicide volontaire.



 Ils se sont rassemblés porte Maillot, devant le Palais des Congrès (XVIIe arrondissement), avant de défiler vers l'avenue des Champs-Elysées, bloquant la circulation aux cris de «policiers en colère». Un cordon de gendarmes mobiles les a empêchés e poursuivre au delà de l'avenue de la Grande Armée. Ils se sont dispersés peu après 13 heures. Les manifestants disent s'être retrouvés «spontanément», mais des appels à manifester circulaient ces derniers jours sur internet et sous forte de SMS. 

«Nous sommes là en soutien à notre collègue», ont ils affirmé sur place, en référence au policier de Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) mis en examen, le 25 avril, pour homicide volontaire après avoir tué un multirécidiviste en fuite. «Nous voulons également exprimer notre ras-le-bol général», ont-ils ajouté, concernant leurs conditions de travail.

Les protestataires ont aussi exprimé leur rejet des puissants syndicats de police, accusés de ne «servir que leurs propres intérêts» ou de «ne plus représenter la base». «On a le sentiment d'être lâchés», a déclaré l'un des manifestants.

L'annonce de la mise en examen du policier de Noisy-le-Sec avait provoqué des manifestations spontanées à Paris, le soir même puis le lendemain, et la colère n'est pas retombée depuis. Mercredi, une centaine de policiers en civil s'étaient déjà retrouvés devant la préfecture de Nanterre pour protester. Des rassemblements de ce type, échappant aux puissants et corporatistes syndicats de police, ont eu lieu ces derniers jours à Marseille, Nice, Lyon, Bordeaux, Pau et en région parisienne. Ils expriment tous un ras-le-bol et un malaise récurrent depuis des années, tant sous la droite que sous la gauche.

 Le directeur de cabinet du préfet de police de Paris, Jean-Louis Fiamenghi, présent à la fin de la manifestation de vendredi à Paris, a dit comprendre «leur émotion». «Ils travaillent dans des conditions difficiles et ils ont le sentiment que leur travail n'est pas reconnu. Mais en revanche sur la forme, bloquer des rues, ça on est très défavorable», a-t-il réagi.

 Unité police SGP-FO, le premier syndicat de gardiens de la paix, a appelé les policier à une journée de mobilisation pour le 10 mai. Alliance, second syndicat, a fait de même pour le 11 mai. L'Unsa-Police, troisième syndicat, et le Syndicat national des officiers de police (Snop, majoritaire) réclament chacun de leur côté une "table ronde" après la présidentielle, le premier indiquant ne pouvoir "cautionner la récupération de mouvements spontanés». Les manifestants de ces derniers jours envisagent également une journée nationale de mobilisation le mercredi 9 mai à midi, en marge de celles des syndicats de police, selon des modalités non encore précisées.

source : Le Parisien.fr

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