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lundi, 30 avril 2012

Racisme : Deux poids, deux mesures !

"Un apprenti cuisinier de 18 ans en stage à l’hôtel-restaurant Campanil de Chaumontel aurait été humilié par ses collègues tenant des propos racistes. Une enquête de gendarmerie est en cours."

C'est la une ! du Parisien d'aujourd'hui, dans l'édition du Val d'Oise. C'est l'occasion de rappeler que toutes les semaines, il y a des agressions dans le Val d'Oise, des meurtres, des émeutes, et que cela ne prend que quelques lignes dans le même journal. Drôle de façon de traiter l'information. 

C'est aussi l'occasion de donner ce lien qui prouve une fois de plus, si il en était besoin que nous avons raison. 

http://herveryssen.blogspace.fr/4446375/Ils-ont-ete-tues-...


« On prend l’affaire très au sérieux », explique Jérôme Vosgien, directeur de l’hôtel-restaurant Campanile de Chaumontel qui n’avait « jamais été confronté à pareille situation » en dix-huit ans de métier. La serveuse en chef et le cuisinier de son établissement sont accusés d’avoir tenu des propos racistes à l’encontre d’un stagiaire de 18 ans.

 

 

Aujourd’hui, toujours en poste, les deux salariés pourraient être sanctionnés « d’une mise à pied, voire d’un licenciement si les faits qui leur sont reprochés sont avérés », annonce le directeur qui était en vacances à la date de l’incident il y a trois semaines. Les deux salariés, qui seront entendus cette semaine par les gendarmes de Luzarches, « font partie du personnel depuis plusieurs années » et ont justement la charge des stagiaires, jusqu’à présent « sans jamais avoir posé de problèmes », souligne le directeur. La victime, Bienvenue Wande Wula, en première année de bac professionnel d’hôtellerie-cuisine dans un lycée de Saint-Quentin dans l’Aisne a déposé plainte le lendemain des faits qu’il dénonce.

L’incident remonte au 12 avril. « J’étais arrivé depuis dix jours, il y avait une bonne ambiance, raconte le lycéen de Saint-Quentin dont l’établissement envoie chaque semestre des élèves dans cet . On était en fin de service quand la serveuse me lance : Tu es mon petit nègre à moi. Au début, je l’ai pris à la rigolade et j’ai répliqué : Non, c’est toi ma petite nègre. Elle me répond alors que ça n’est pas vrai qu’elle est blanche et pour me prouver la différence, me prend le bras et me demande de frotter pour voir si je suis blanc. »

C’est le moment qu’aurait choisi le cuisinier pour enfoncer le clou et donner une tournure nettement plus sordide à la blague douteuse. Ordonnant à Bienvenue d’aller à la plonge, il aurait insisté en l’interpellant d’un « eh! négro, tu y vas? » avant d’ajouter « esclave, on va commencer à sortir les fouets. Vous connaissez bien ça, les Noirs ». Déchaîné, il aurait ensuite demandé à Bienvenue pourquoi il dort dans une chambre et pas « sur la paille ».

« Mon fils est encore choqué, rapporte sa mère Lise. J’ai alerté la Halde (Haute Autorité de lutte contre les discriminations), SOS Racisme, la Fondation de  contre le racisme… Il ne faut plus que ce genre d’incident se reproduise! » Quand son fils lui a téléphoné en pleine nuit, c’est elle qui a décidé de prévenir immédiatement les gendarmes de Luzarches.

Un camarade de stage qui a tout entendu a témoigné contre la serveuse et le cuisinier mais Bienvenue en veut aussi à l’adjoint de direction resté rivé sur son ordinateur pendant la volée d’insultes. « Il était à 1 m et il n’a rien dit, lui reproche l’apprenti cuisinier. S’il était intervenu dès le début, ça n’aurait pas dégénéré. » Le directeur de l’hôtel, qui se refuse à entrer dans le détail dans l’attente des conclusions de l’enquête de gendarmerie, explique que ses collaborateurs ne reconnaissent qu’une partie des propos qui leur sont prêtés. En attendant, l’affaire est remontée au plus haut du groupe hôtelier. « J’ai été contactée par un responsable de Campanile qui veut rencontrer mon fils et qui s’est engagé à sanctionner les fautifs au terme de l’enquête », indique la mère de Bienvenue, bien décidée avec son mari à médiatiser l’humiliation infligée à leur fils.

source : Le Parisien

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