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mercredi, 29 février 2012

Reynald Secher censuré par France culture

S"L’émission était programmée pour jeudi dernier, 15 h 30, sur France Culture, et c’était un événement sans précédent : Reynald Secher, jadis éjecté de l’université française et d’une brillante carrière de professeur d’histoire pour avoir mis le doigt sur la réalité du génocide vendéen, était l’invité de Monique Canto, directrice de l’Ecole normale supérieure, pour parler de son dernier ouvrage. Où il enfonce le clou. Ayant eu accès à des documents d’archives jusqu’ici inédits, Reynald Secher a montré dans Vendée, du génocide au mémoricide : mécanique d’un crime légal contre l’humanité que les grands noms de la République, les Carnot, les Barère, les Robespierre, les Billaud-Varenne, ont personnellement dirigé et fait mettre en œuvre l’extermination des Vendéens alors qu’ils étaient déjà militairement battus. Ce « génocide par petits bouts de papier » commence à faire parler de lui, d’autant que le livre, publié au Cerf, a été préfacé par William Goldnadel et comporte une postface de Stéphane Courtois.


Après de nombreuses recensions dans la presse (la « nôtre » mais aussi l’autre) et des passages à la radio (Radio Courtoisie, bien sûr, mais encore bien d’autres, de Radio Notre-Dame à Europe 1 en passant par France Bleue Rennes) Reynald Secher était donc invité par une grande radio publique de portée nationale. L’interview était enregistrée, annoncée. Elle a été déprogrammée à la dernière minute, tard mercredi soir ; cela a été fait de manière si maladroite que la page internet annonçant l’émission de remplacement de « Questions d’éthique », avec une autre invitée, Antonela Capelle-Pogacean (sur la Hongrie…) la barre d’identification comportait toujours les mots : http://www.franceculture.fr/emission-questions-d-ethique-vendee-du-genocide-au-memoricide-avec-reynald-secher-2012-02-23."

Comme le précise Reynald Secher à Présent, l'émission avait même déjà été enregistrée :

"j’ai été invité par madame Canto-Sperber le jeudi 16 février dernier, à 17 heures à la maison de la Radio. Je suis venu spécialement de Rennes où j’habite. L’émission s’est très bien passée. Mme Canto-Sperber ayant lu mon ouvrage m’a posé des questions en conséquence avec l’intelligence et le charisme qui la caractérisent. Son assistante, Mme Marie Dalquié, m’a bien précisé que l’émission devait être diffusée la semaine suivante, le jeudi 23 février, à 15 h 30, ce qu’ont confirmé la radio et les programmes, y compris sur le site de France-Culture. Ce n’est que la veille, très tard, que nous avons constaté cette déprogrammation. [...] Non seulement je n’ai pas été prévenu de cette déprogrammation, mais depuis lors personne, y compris l’assistante de Mme Canto-Sperber, Mme Marie Dalquié, ne m’a donné le moindre signe de vie malgré mes sollicitations, ce qui est plus que choquant. [...]

Si vous allez au Panthéon, au chœur, vous avez un ensemble dédié à la Convention entouré de députés la main levée en l’air. Le mensonge est tel qu’en  France, on honore des criminels. Prenons le cas de Carnot : il est lui-même au Panthéon, tout comme Marceau et combien d’autres. Nous sommes exactement dans la même situation que les Turcs vis-à-vis des Arméniens et France-Culture, radio officielle a joué son rôle que je qualifie de mémoricidaire."

Lu dans Présent.

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