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mercredi, 15 février 2012

Djamel : Une chance pour la France ?

Djamel Houmani, condamné à sept ans et demi de prison par le tribunal de Bobigny, était en fuite depuis fin décembre. Il a été arrêté hier dans un hôtel de Seine-et-Marne.

La rumeur le disait à La Courneuve, c’est finalement dans un hôtel de Marne-la-Vallée (Seine-et-Marne), que Djamel Houmani a été interpellé, hier. Celui que la  a présenté récemment comme un « patron » du trafic de drogue à La Courneuve a été sorti du lit, à 6 heures...


par la brigade nationale de recherche des fugitifs, au Magic Circus. 
 
Un quatre-étoiles, à quelques minutes de Disneyland , où l’intervention de la police est passée inaperçue. Il y était arrivé la veille, en couple. Ce Courneuvien de 25 ans, qui donne du fil à retordre à la police et à la justice, se savait recherché depuis le 26 décembre. Il a depuis été condamné par défaut à sept ans et demi de prison pour trafic de stupéfiants. La justice avait perdu sa trace au lendemain de Noël. Djamel Houmani purgeait une peine de cinq mois à la prison de Fleury-Mérogis (Essonne) pour vol aggravé, jusqu’au 22 février 2012. Il a réussi à écourter son séjour, à la faveur d’une permission de sortie, juste pour les fêtes, du 24 au 26 décembre. Et n’est jamais revenu. Au tribunal de Bobigny, le parquet a vu rouge. Il devait être jugé le 25 janvier par la 13e chambre correctionnelle, en comparution immédiate, avec un frère et un cousin, pour association de malfaiteurs, trafic de stupéfiants et de fausse monnaie, en l’occurrence quelques faux billets joués au casino d’Enghien où il avait perdu plus de 25000 €.

Poursuivi dans cette affaire, il ne pouvait prétendre à aucun aménagement de peine et n’aurait pas dû sortir de prison. Mais le juge d’application des peines ne savait pas, au moment où il a pris sa décision, qu’Houmani était impliqué dans un autre dossier judiciaire. L’affaire a provoqué un tollé. Elle a depuis poussé l’administration pénitentiaire de Fleury-Mérogis à modifier les procédures de sortie des détenus, prévoyant désormais une vérification supplémentaire avant de lever les écrous.

Jugé par contumace pour un trafic de grande ampleur


Le procès prévu à Bobigny, en correctionnelle, le 25 janvier, a toutefois bien eu lieu. Sans Djamel Houmani et sous haute surveillance policière. Le frère aîné, Hamid, et un cousin, Kamel, étaient seuls dans le box des prévenus, pour répondre d’un trafic « d’ampleur qui n’a rien à voir avec un petit trafic de hall », selon le substitut du procureur, citant des montants journaliers allant jusqu’à 15000 €. A l’inverse, Hamid a dénoncé un « acharnement sur sa famille ». Les avocats ont fait appel du jugement, où des peines de trois à sept ans et demi de prison ont été prononcées, la plus lourde contre Djamel Houmani.

Hier, après sa fin de cavale, il devait être présenté au parquet de Meaux, où devaient lui être notifiés les deux mandats d’arrêt : le premier pour « évasion » de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis, le second pour l’exécution de la peine de sept ans et demi prononcée à Bobigny. Il devait ensuite rejoindre une cellule à la maison d’arrêt. Son avocat n’a pu le rencontrer hier, puisque le régime de rétention judiciaire réservé à un fugitif arrêté l’autorise seulement à voir un médecin et prévenir un proche. Djamel et Hamid sont par ailleurs mis en examen pour tentative d’évasion, en 2009, une affaire qui devrait bientôt être bouclée.


source : Le Parisien

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