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mardi, 24 janvier 2012

Val d'Oise : Un plan anti-agression pour le secteur de la santé

Les actes de violence sont de plus en plus fréquents dans les hôpitaux et les cabinets médicaux. Un protocole de sécurité a été signé hier pour tenter d’y mettre un frein...



Des couloirs d’urgences au bord de la  de nerfs. Des patients subitement violents dans le cabinet du généraliste… Les professionnels de  subissent une hausse régulière des faits de délinquance à leur encontre. Pour y mettre un frein, un protocole de sécurité a été signé hier matin à la préfecture entre la police, la gendarmerie, la  et nombre de professionnels de santé du département. 

Le protocole mise sur l’information réciproque et la coordination entre toutes les parties prenantes. Ce dispositif consolide ainsi le recours immédiat aux services de police ou de gendarmerie en cas de situation de danger ou de troubles. Les forces de l’ordre peuvent aussi recueillir les plaintes sur place, domicilier les victimes à leurs adresses professionnelles pour renforcer leur sécurité. Il prévoit également la possibilité d’assurer des diagnostics sécurité des établissements et des conseils à l’installation de caméras par des policiers et gendarmes spécialisés en ce domaine.

Au plan national, 920 faits à l’encontre des médecins, la majorité généralistes, ont été recensés en 2010 contre 512 en 2009. Ce sont des agressions verbales dans les deux tiers des cas. En deuxième position des faits les plus courants, il s’agit de vols. « Les agressions physiques restent minoritaires », précise le préfet, Pierre-Henry Maccioni. « Les agresseurs invoquent, pour expliquer leurs gestes, une soi-disante mauvaise prise en charge, le refus de prescription ou un temps d’attente jugé excessif », ajoute le préfet, qui qualifie la situation d'« inacceptable ». « Elle est susceptible d’entraîner des conséquences négatives sur la qualité des soins. » Elle peut aussi alimenter selon lui « la phobie de l’agression du généraliste » propre à décourager l’arrivée de nouveaux médecins.

« Les professionnels de santé n’ont pas à subir de menaces, d’agressions ni de vol dans l’exercice de leur profession, poursuit Paul-Henry Maccioni. Or, par le contact direct avec le public, par la dureté des situations qu’ils rencontrent, par les difficultés sociales auxquelles leurs patients peuvent être confrontés du fait de la crise, ils sont plus exposés que d’autres à certaines formes de délinquance, particulièrement dans le Val-d’Oise. »

Dans le département, 238 faits ont été constatés en 2011 à l’encontre des médecins, contre 232 en 2010, soit une augmentation de 2,6%, surtout survenus en dehors du cabinet médical. Si on inclut l’ensemble des professionnels de santé, avec le secteur hospitalier, les statistiques montrent une stabilité à 1900 faits, dont des dégradations de véhicules, des escroqueries et un nombre non négligeable de falsifications de chèques et de cartes de crédit. Plus d’une trentaine de menaces ou de chantages sont comptabilisés chaque année. Les pharmacies du Val-d’Oise, de leur côté, ont vu baisser nettement la délinquance cette année, de 30 à 16 faits. Il s’agit avant tout dans leur cas de cambriolages (deux tiers des faits). Un seul vol à main armée a été recensé en 2011, comme en 2010.

source : Le Parisien

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