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mercredi, 28 décembre 2011

L'arbre qui cache la forêt

blason val d'oise .jpgIls ne savent vraiment pas quoi faire avec notre argent. Depuis des décennies, ils saccagent l'Ile-de-France, et voilà qu'ils veulent y constuire une forêt. Une forêt ? mais aussi 8 000 logements. Pour qui ? Pas pour nos enfants en tout cas. La crise, la manque d'argent ?  Les collectivités ne semblent pas toucher par le problème, puisqu'elles sont prêtes à gaspiller des millions d'euros pour ça. 

C’est l’un des projets les plus saugrenu qui soit en matière de développement durable. Une initiative à la Colbert qui consistera, comme on l’aurait fait sous Louis XIV, à planter une forêt, à deux pas de la capitale dans le cas présent ! « Il s’agit d’apporter un espace vert supplémentaire et de régler définitivement le problème de cet espace dégradé », explique le   du conseil général, Arnaud Bazin, à propos du projet de forêt à Pierrelaye.

Il fallait peut être y penser avant. Quand il y avait des arbres non ?!


Une place majeure devrait être accordée à la plantation d’arbres par le projet couvrant la plaine.


 

 Le département financera la plus importante part des 380000 € d’études de ce projet. Les premiers coups de pioche ne sont pas à attendre avant 2014. L’Etat (127000 €), les communes concernées (53000 €) et la région (30000 €) complètent pour le règlement de la facture. « Nous entrons dans une phase très concrète. Cinq études seront réalisées dans les deux ans afin de concevoir l’aménagement, les modalités de boisement et notamment les essences d’arbres à préférer par rapport à la pollution du sol », explique Daniel Desse, vice-président UMP chargé du dossier au conseil général. Le coût des plantations est évalué à 15 M€, auxquels il faudra ajouter 12 M€ d’achat des terrains: 300 ha du site appartiennent en effet à la Ville de Paris et 900 autres à des propriétaires privés.

 

8 000 logements à la périphérie

La plaine verra pousser un million d’arbres sur 1200 ha, soit la moitié des

2200 ha du site, étendu sur six communes alentour, de Méry-sur-Oise à

Herblay. Il y auraaussi la construction de 8000 logements à la périphérie,

en particulier dans unezone parallèle à l’A 15. La surface des terres

agricoles devrait rester quasi stable etpasser de 475 ha actuellement à

405 ha. Le département a donné le feu vertaux premières études après

avoir choisi une variante différente de celle qu’avaitretenue la région

Ile-de-France. « La région s’est ralliée à ce consensus »,souligne Arnaud

Bazin. « Notre scénario tend à accorder la place à plus deforêt », poursuit

Daniel Desse. Un premier point est prévu en mars, avant le bouclage

du dossier en mai 2013.


Ce projet ne doit faire oublier à personne que partout la ville s'étend au

dépenddes terres agricoles et des forêts justement. A Cergy aujourd'hui,

à Gonesse demain,des milliers d'hectares disparaîtront sous le béton. 


(source extrait  : Le Parisien)

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