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jeudi, 03 novembre 2011

La famille n'est pas une variable d'ajustement budgétaire

nom_de_famille.jpgDe Aymeric Pourbaix dans Famille chrétienne :

"La crise économique qui sévit dans notre pays comme dans tout le monde occidental n’a pas fini de raboter les budgets publics, nécessité financière oblige. Chacun sait quel rôle exercent les familles dans le maintien d’un lien social déjà très fragilisé. Le gel provisoire des prestations laisse augurer de menaces sur les aides familiales ; s’il était pris, ce tournant dans notre politique serait tragique. [...] Nous entrons dans un hiver budgétaire, mais il serait extrêmement dommageable que la rigueur conduise à remettre en cause ce qui constitue le fondement de notre société, à savoir la famille...


Or sur ce point, la majorité semble bien fébrile. En septembre déjà, c’est Bruno Le Maire qui relance une vieille idée, celle de soumettre à impôt les allocations familiales… À l’Assemblée, ce sont les députés qui adoptent subrepticement, vendredi dernier, unamendement qui gèle les prestations familiales jusqu’au 1er avril. Présentée par Roselyne Bachelot, ministre des Solidarités, cette disposition reporte de quelques mois l’habituelle hausse de janvier des aides publiques à la famille, dont les allocations familiales, pour une économie globale de 130 à 140 millions d’euros. Même la gauche, qui professe désormais des idées saugrenues et très « larges » sur ce qu’est une famille, s’est alarmée de cette mesure qui « pénalise les familles les plus démunies ».

Entendons-nous bien : il n’est pas question ici de remettre en cause la nécessité d’une bonne gestion des deniers publics. Mais fragiliser la famille ne conduirait en réalité qu’à ébranler un peu plus l’état déjà bien précaire du lien social aujourd’hui. Car qui paiera pour le déficit d’éducation des enfants livrés à eux-mêmes par des familles déstructurées ? Qui prendra soin des personnes âgées isolées et parfois abandonnées, si ce n’est les familles ? Et il ne s’agit pas là d’une revendication catégorielle ou confessionnelle, mais d’une exigence pour le bien de l’ensemble de la société. Les familles qui tiennent encore le coup dans cet environnement peu porteur ont besoin d’être soutenues, par leurs pasteurs d’abord, et par leurs représentants politiques ensuite. Sauront-ils entendre ce cri ?"

 

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