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jeudi, 13 octobre 2011

Le vrai bilan de Sarköy (partie 3)

Poursuite de l’immigration, extension de l’État-providence (RSA, CMU, aide médicale d’État), progression de la déséducation et de la dictature des pédagomanes). La rupture avec le politiquement correct promise aux électeurs en 2007 n’a pas été au rendez vous de la présidence Sarkozy. Polémia poursuit ici la publication de l’intervention de Jean-Yves Le Gallou à la XXVIIe Université annuelle du Club de l’Horloge.

source : Polémia.



 Troisième partie 

2007/2012 : la fausse rupture avec le politiquement correct

La fausse rupture : l’absence de rupture avec le politiquement correct

Lors de la campagne présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy, avec l’aide de ses paroliers, avait fait croire aux électeurs qu’il romprait avec le politiquement correct.

Mais il n’y a pas eu de rupture : ni avec l’Etat-providence, ni avec la déséducation et les pédagomanes, ni sur les zones de non-droit. La posture s’est révélée une imposture.
Voir : La méprise

• L’Etat-providence a été renforcé au cours du septennat :

Le Revenu de solidarité active (RSA) bénéficie à près de 2 millions de personnes au lieu de 1,2 million pour le RMI. Créé par le socialiste Martin Hirsch, le RSA a généré des coûts bureaucratiques importants en même temps qu’une fraude sociale nouvelle. Paradoxalement, le RSA contribue aussi à précariser les emplois, certains employeurs calibrant leurs offres salariales en prenant en compte le complément de revenu public que recevra le travailleur pauvre.

Le nombre des bénéficiaires de la Couverture médicale universelle (CMU) – près de 2 millions – et de la CMU complémentaire – plus de 4 millions – continue d’augmenter ; quant aux bénéficiaires de l’Aide médicale d’Etat (AME), c'est-à-dire les étrangers clandestins, ils sont au nombre de 210 000. La CMU et l’AME sont deux systèmes d’extension au reste du monde de la protection sociale française sur fond, là aussi, de fraude sociale, de fausses cartes vitales et de tourisme médical.

• La déséducation a progressé et les pédagomanes ont renforcé leur dictature

En 1983, Didier Maupas et le Club de l’Horloge ont publié chez Albin Michel L’Ecole en accusation, un livre qui diagnostiquait parfaitement les maux de l’école : tronc commun, délire pédagogiste et méthode globale d’apprentissage de la lecture. 1983 : la date est doublement à retenir :

  • – parce que les maux étaient manifestement antérieurs à l’accession des socialistes au pouvoir présidentiel et que déjà la responsabilité de gouvernements dits « de droite » était en cause ;
  • – mais aussi parce que, 30 ans après et 100 livres alarmistes plus tard, la situation n’a pas changé, sinon pour s’aggraver : chaque réforme contribuant à dégrader un peu plus le système éducatif.

De ce point de vue, le bilan de la présidence Sarkozy est – je pèse mes mots – catastrophique : alors que la réforme de Robien avait porté un coup décisif aux méthodes globales ou semi-globales d’apprentissage de la lecture, la présidence Sarkozy leur a redonné la prééminence. L’appauvrissement des contenus scolaires s’est poursuivi. La réforme du lycée reste inspirée par le pédago-ludisme. En sciences de la vie, la théorie du genre est imposée, à l’opposé précisément de toute démarche scientifique. Et l’histoire de France disparaît encore davantage des programmes. Non seulement la situation de l’éducation nationale est dégradée mais cette dégradation s’amplifie encore. 
Voir : « Bas les masques - De la désinformation sur l'école » de Claude Meunier-Berthelot

• Immigration et zones de non-droit progressent

Inutile d’insister sur ce point : il se vérifie tous les jours.

Dans un budget réputé de « rigueur », certains crédits sont même sanctuarisés (l’hébergement des demandeurs d’asile) ou connaissent des progressions à deux chiffres (l’accueil des immigrés) : ce sont précisément ceux qui concernent l’immigration.

Et les associations immigrationnistes – SOS-Racisme, LICRA, CIMADE, GISTI – continuent de vivre grand train sur fonds publics. 
Voir : Election de Nicolas Sarkozy : retour à la case 1986 ou vraie « rupture » ? (édito 05/07)

Jean-Yves Le Gallou

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