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vendredi, 16 septembre 2011

Tous aux journées Chouannes à Osny

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C'est à Charette qu'il faut attribuer ce message aux enfants de France : "Notre Patrie à nous, ce sont nos villages , nos autels, nos tombeaux, tout ce que nos pères et nos mères ont semé devant nous. Notre Patrie, c'est notre Foi, notre terre, notre Roi. Nos adversaires veulent détruire les coutumes, l'ordre naturel des choses, la Tradition ; ils veulent détruire le Passé, oublier les fidélités, nier l'amour qu'on leur porte. Pour nous, la Patrie, ce n'est pas une idée, c'est une terre que nous avons sous les pieds. Nous sommes la jeunesse de Dieu, la jeunesse de la Fidélité qui veut préserver pour elle et pour ses fils ce qui a été institué pour la liberté de l'homme intérieur."

La nature des gens de l'Ouest est plutôt bonhomme "benèze" comme on dit chez nous. Les laboureurs, artisans, marins, éloignés de l'industrie et témoins locaux de l'harmonie sociale ignoraient la lutte des classes. Leurs mélodies aux champs et sur la mer atténuaient la dureté des temps. L'Eglise était tout-puissante et les familles très nombreuses. Terre de mission plutôt aisée, l'Ouest regorgeait de petites églises, d'abbayes et de calvaires de granit que le temps n'a pu effacer. Des séminaires pleins à craquer fournissaient des évêques modèles, des saints en nombre et beaucoup de missionnaires capables de permettre la relève sur plusieurs continents.

Alors, tout naturellement, quand la folie révolutionnaire s'en prend aux ministres de la Foi puis au Roi, la Vendée militaire se lève pour les défendre.

-Mais pas de contre-révolution en 1793 s'il n'y avait eu les "Missions" de Louis-Marie Grignion de Montfort.

-Pas de combattants acharnés sans l'exemple venu d'en haut avec le culte des saints et des martyrs

-Pas d'Armée catholique et royale sans ces généraux de vingt ans sacrifiant un bel avenir de noblesse provinciale à la defense de leur foi.

-Pas d'insurrection populaire sans l'engagement sans retour des paysans-soldats, la faux en main et le chapelet en poche.

Entre le décret du 27 mai 1792 ordonnant la déportation des prêtres réfractaires et la mort de Charette le 29 mars 1796, la France a perdu, avec son Roi, sa Reine et un nombre inestimable de ses enfants. Pour la seule grande guerre de l'Ouest, près d'un demi-millions de personnes furent massacrées dans ce qu'il faut bien appeler un véritable génocide. Devenue "province martyre", la Vendée et nombre de ses fils gagnèrent la sainteté. Aux massacres, aux noyades, aux feux et aux baïonnettes, aux déportations, les Vendéens répliquèrent par l'héroïsme et puis le pardon. Leurs noms seuls évoquent la fidélité dans l'épreuve et la résistance populaire face à la barbarie totalitaire. Charette, Lescure, La Rochejaquelein, Cottereau, Cathelineau, d'Elbée, Frotté, Stofflet, Bonchamps et Cadoudal claquent à nos oreilles comme le fracas des batailles.

Ainsi, morts pour leur foi, les Vendéens ont transmis à travers les siècles les stigmates de leurs insignes. C'est le coeur et la croix sur l'emblème de leur province.

Le choeur Montjoie Saint Denis, emmené par son chef Jacques Arnould, entretient le souvenir des héros et transmet le message de leur foi par ces chants (Vendée 1792-1796). Tous ces couplets, volant de marais en bocages, s'adressent à la jeunesse de France. C'est à elle, instruite de l'histoire par ceux qui l'ont écrite avec leur sang, qu'il revient d'en poursuivre à pleins poumons l'évocation et la geste.

 

Jean-Romée Charbonneau

Conseiller régional de Poitou-Charentes

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